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 Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan

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MessageSujet: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan   Lun 25 Aoû - 7:18

Octobre 2012, Lu Chen rentre au dortoir des indies chinois après avoir passé une petite semaine chez son meilleur ami en Corée.

Tu grimpes dans l’avion, totalement satisfait de ce petit week-end improvisé. Ces quelques jours en Corée avec ton meilleur ami t’ont requinqué au plus haut point et tu es prêt à reprendre tes activités de batteur au mieux de ta forme. Inutile de préciser que tu avais passé l’heure d’avion qui séparait les deux capitales asiatiques sur un nouveau jeu, Fallout. Tu avais failli balancer ton PC par le hublot si celui-ci n’était pas impénétrable, parce que tu avais oublié de recharger ton ordinateur portable. Damn you and your stupid brain, heureusement qu’il te reste ta DS et ta PSP que tu ne quittes quasiment jamais, sauf pour aller te doucher oui. Et t’entraîner aussi… Parce que oui, tu es un musicien et ça implique beaucoup d’entraînement, surtout que tu n’as pas choisis l’agence la plus laxiste en matière de travail, pour ton plus grand bonheur.

Depuis que tu étais entré à la ASE, tu avais beaucoup évolué, que ce soit en tant qu’humain, que musicien, en tant qu’ami aussi. Cela faisait certes, presque douze ans que tu y étais, c’était sûrement normal vu que tu avais grandis là-bas, y passant tous tes weekends avec celui qui étais ton ami d’enfance, Yu Wan. Tu souries rien qu’en pensant à son nom, et pourtant, il y a quand même pas mal de moment où rien que le fait d’y penser, tu soupires de lassitude. Pourquoi ? Parce que tu es amoureux de lui. Tu ne sais plus vraiment quand ça a commencé, le fait de voir en lui plus qu’un simple ami, le fait de te mordre la lèvre quand il glissait innocemment sur son skate, te fixant avec ses yeux pétillants. Non tu ne savais plus, c’était venu petit à petit, en grandissant. Au début tu ne t’en rendais pas vraiment compte, puisqu’il avait toujours été un très bon ami, tu l’avais rencontré lors de son arrivée en Chine, un américain comme toi, avec qui tu pouvais faire tes remarques sans que personne ne comprenne. Malgré votre différence d’âge, tu n’avais jamais vu en lui quelqu’un de plus jeune, de plus petit, il avait toujours été ton complice, celui avec qui tu pouvais faire les quatre cent coups, celui avec qui tu râlais les jours de trop plein de travail. Ce qu’on pouvait appeler un ami d’enfance, même si tu ne le connaissais pas depuis le berceau. Oui, au début tu n’étais pas conscient de tes sentiments, c’était juste un très gros attachement amical, purement amical. Tu as commencé à comprendre plus tard, peut-être, quand il a eu sa première petite copine. Tu devenais quelqu’un que tu détestais, tu n’avais beau être qu’un jeune lycéen, tu devenais possessif avec lui, sans jamais ne serait-ce que penser à cela devant lui. Même toi, tu te dégoûtais, comment pouvais-tu aimer ton meilleur ami d’enfance ? Comment pouvais-tu aimer un garçon ? Tu aimais pourtant regarder les jolies filles, aujourd’hui encore, il t’arrive de te détendre devant quelques vidéos de jeunes filles dénudées, oui. Mais lui, lui… C’est ton cœur qu’il a. Il ne le détend pas, bien au contraire. A l’époque d’ailleurs, tu as tout fait pour l’éloigner. Trois ans, tu as passé trois ans loin de lui, sans sa présence si joviale et enivrante. Tu avais tout calculé, pensant que tu reviendrais sans sentiments autres qu’amicaux pour lui mais non, c’était resté. Alors tu restais à ses côtés, tu restais celui qui le faisait sourire, sans jamais ne rien dire, parce que votre amitié te suffisait, son bonheur te suffisait. Aujourd’hui encore, la formation de votre groupe l’excitait tellement que tu étais tout bonnement comblé. Certes, tu l’étais aussi énormément pour toi, tu vivais pour la musique, comme tu te le répétais et le répétais à tout le monde, mais le voir sourire sur scène c’était juste un facteur de plus à ta satisfaction.

Tu quittes l’aéroport, toujours muni de ton simple bagage à main. Tu avais oublié le temps d’un trajet à quel point il faisait froid et gris à Beijing, tu frissonnes légèrement, tu n’as pas tendance à être frileux mais la température extérieure est vraiment basse, et évidemment, tu n’es pas très couvert. Manquerait plus que tu attrapes froid, oh non il ne faut vraiment pas, pas avec ton emploi du temps qui se complète de jours en jours. Tu n’as même plus le temps de rentrer chez toi, ou même de voir ta sœur à l’agence. Heureusement que le téléphone existe, quel moyen de communication révolutionnaire ! D’ailleurs, tu envoies un sms à ton leader, Chuang Kai pour le prévenir de ton arrivée, il est presque vingt-trois heures, alors forcément, il vaut mieux ne pas inquiéter tes amis, accessoirement collègues, oui tu bossais avec eux mais tu les considérais avant tout comme tes amis, même avant la formation de Xing Kong. Tu te trouves incroyablement chanceux d’être dans un groupe avec des membres que tu adores, à faire de la musique qui vous fait plaisir à jouer, ensemble. Lors de vos entraînements, tu sens vraiment que vous ne formez qu’un, et pour toi c’est ça qui importe. Votre bonne entente, même s’il y a –et ce n’est que le début-, des hauts et des bas, tu sais que vos bases sont bonnes et saines. Sur scène, tu sais que vous rayonnez, tu le sens. Tu veux satisfaire votre public, tu veux faire sourire les gens avec votre musique, c’est ton but dans la vie et tu espères que tu ne quitteras jamais cela des yeux.

Tu t’engouffres dans les transports en commun pékinois, le monde, le monde, il fait enfin chaud avec tous ces gens qui t’entourent. C’est peut-être la seule chose qui te manque de New York, car même si ce n’est pas la ville la plus calme au monde, les transports ne sont pas aussi insupportables et invivables qu’ici. Tu rejoins finalement le dortoir des indies, te faufilant jusque dans ta chambre où la lumière est éteinte. Tu entres sans faire de bruit, te déchaussant dans la foulée avant de te montrer prudent du moindre de tes pas. En effet, il fait nuit noire dans la pièce parce que ton ami a sûrement préalablement fermé les volets, pourtant il n’aime pas tant que ça dormir dans la nuit noire, mais soit, tu ne vois rien, et par conséquent, tu n’as aucune idée de ce que ton colocataire a pu laisser traîner par terre. Il n’était pas très bordélique, du moins c’est ce qu’il laissait penser, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer en quatre jours. Tu laisses ton sac tomber mollement sur le sol, puis te déshabille pour aller dormir. A vrai dire, tu ne te sentais chez toi qu'une fois que tu t'étais changé, mais là tu es trop crevé, tu enlèves simplement le surplus de vêtements d'automne pour dormir, c'est à dire tout sauf le minimum, soit ton boxer, avant de te laisser tomber Oups. Tu te relèves dans la seconde, te retournant en regardant ton lit, tu distingues une silhouette que tu ne reconnais pas, tu prends peur dans un premier temps, mais tu te penches sur le corps et tu reconnais Yu Wan. Tu soupires, le souffle court d’avoir eu ce coup de flippe, ah ce gnome, il ne sait plus quoi faire pour te faire peur…Tu souris puis amènes ta main sur son épaule. Tu dois le réveiller parce qu’il est sur ton lit, et que… il l’a peut-être oublié, mais tu rentres ce soir, et donc tu dors dans ce lit. Qu’est-ce qu’il foutait dedans d’ailleurs ? Tu n’y penses pas réellement et le secoue légèrement.

    « Hey Yu Wan... Wake up... You should sleep in your own bed... »

Il ne bronche pas, il se défait juste de ton emprise pour se retourner. Il était sur le ventre, donc logiquement, il devait dormir profondément, et ce ne serait pas une mince affaire de le réveiller. Tu réfléchis quelques instants, pensant à sortir la bouteille que tu dans ton sac pour lui déverser sur les cheveux... Non, tu ne serais pas si mauvais, même si l'envie ne t'en manquait pas. Tu as par contre une idée qui le sortira sûrement de ses songes. Avec toutes ces années, tu avais appris à connaître beaucoup de ses petits points faibles, et tu savais donc que son dos était particulièrement sensible et chatouilleux. Tu souris en pensant à ton plan machiavélique que tu ne tardes pas à mettre en action. Seul un de tes index est tendu, tous tes autres doigts sont repliés sur ta paume. Il te présente si gentiment son dos alors tu approches dangereusement le bout de ta phalange du haut de sa colonne vertébrale. S'il ne se réveillait pas avec ça, tu songerais de nouveau au verre d'eau ou alors tu le déplaceras, ce qui serait aussi une solution il faut dire... Tu laisses ton doigt tracer une ligne droite le long de son dos, attendant de voir s'il allait réagir.

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Heng Lu Chen
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MessageSujet: Re: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan   Lun 25 Aoû - 7:59

Tu ne pensais vraiment pas qu'il te manquerait autant. Et pourtant, alors que le silence t'entourait dans cette chambre que tu trouvais aujourd'hui trop grande, tu devais bien admettre que tu attendais le retour de ton ami d'enfance avec une certaine impatience.
Au début, tu t'en sortais plutôt pas mal. Il fallait dire que le jour où il était parti, tu t'étais même réjoui d'avoir la chambre pour toi tout seul, sans Lu Chen pour te dire de ranger ton skate qui traînait à une place qui n'était pas la sienne. Et en rentrant le soir, tellement crevé par ta journée, tu t'étais écroulé sur ton lit, oubliant totalement qu'il était parti. Mais le lendemain, ce fut une autre histoire....

Au réveil, tu avais fait comme à ton habitude : tu t'étais levé en faisant le moins de bruit possible car tu savais que Lu Chen n'aimait pas particulièrement être réveillé avant que son téléphone ne le lui dise. C'est tout naturellement que tu avais donc filé dans la salle de bain sur la pointe des pieds. Ta douche prise et ton uniforme enfilé, tu avais donc le devoir d'aller faire lever ton camarade si son réveil n'avait réussi à le faire. Alors tu l'appelles une première fois, nouant ta cravate tout en même temps :
« Hey Lu. Get up or you're gonna be late », mais aucune réponse.
Soupirant devant la fainéantise de ton camarade, tu t'apprêtes à crier à pleins poumons lorsque tu te retournes et t'aperçoit que le lit est fait, tout bien comme il faut en bon maniaque que ton camarade peut être. L'espace d'un moment, tu te demandes où est ce qu'il a pu passé, avant de te souvenir qu'il était parti en Corée, rendre visite à son meilleur ami. Tu restes planté un bon moment devant son lit, ton esprit aussi vide que te semblait soudainement la chambre. C'est ton téléphone qui sonne qui te sort de tes rêveries. Un de tes camarades de classe te demande pourquoi tu n'es pas encore à l'arrêt de bus.
« Shit... ».
Le dernier mot que tu prononces avant de courir hors de ta chambre, sac sur l'épaule et les baskets aux pieds. Heureusement que l'arrêt n'était pas très loin.

Le lendemain fut sûrement le jour où tu aurais préféré ne pas sortir de ton lit. Samedi était normalement le jour où Lu Chen et toi animaient une émission de radio "Wake Up America". Étant tous deux de nationalité américaine, elle avait été comme créée pour vous. Finalement, tu avais quand même daigné te sortir de la douce chaleur de tes draps pour aller affronter le froid matinal. Tu t'étais dit que tu ne pouvais pas laisser tomber vos auditeurs et si personne ne s'en occupait, tu risquais que votre créneau soit redonné à quelqu'un d'autre. Alors tant pis, tu pouvais bien te geler les fesses pendant quelques minutes.
Mais plus les minutes passaient -tellement lentement que tu pensais même que l'horloge reculait- plus tu te disais que rester sous la couette aurait été une meilleure idée. Ou alors emmener quelqu'un d'autre avec toi. Comme par exemple Yusheng, ton meilleur ami ou bien Kai, votre leader et même Ming. Mais à l'heure qu'il est, ils devaient tous roupiller comme des souches. Tu avais même pensé faire un détour par le dortoir de Lin. Il ne te refusait jamais rien, mais tu t'étais rappelé qu'il n'était pas en Chine à ce moment là. C'est donc tout seul que tu étais arrivé dans les studios et tout seul que tu avais passé la matinée. Tu tentais tant bien que mal d'y faire régner la bonne humeur et la plaisanterie, mais rien n'y faisait. Sans Lu Chen, ce n'était décidément pas pareil. Toi qui d'habitude adorait ces deux heures, tu n'attendais qu'une chose : qu'elles finissent. Ou qu'on t'achève. Au choix. Tu n'avais même pas eu de nouvelles de ton ami. Tu ne savais pas s'il était bien arrivé ou s'il en profitait bien. Pendant que toi, tu bougonnais quelque peu dans ton coin, fixant l'écran de ton téléphone dans l'espoir d'un message qui ne viendra sûrement jamais.

Et qui n'était toujours pas venu, pas même alors que tu savais que son séjour allait toucher à sa fin. En fait, tu ne savais plus tellement si tu étais impatient de le revoir ou si tu bloquerais la porte pour qu'il ait à dormir dehors à son retour. C'était l'une de tes grandes hésitations de la soirée. Parce que, t'avais beau trouver ça totalement et surtout bizarrement débile, tu ne pouvais pas t’empêcher de lui en vouloir. Lui en vouloir d’être parti retrouver son meilleur ami? Non. De t'avoir laisser tout seul pendant plus d'une semaine? Oui. Vous voyez, complètement débile. Mais c'était plus fort que toi.
Pour toi, qui avait toujours vécu avec tous pleins de monde -ta mère, tes cinq sœurs, ta grand mère et tes deux nièces- tu n'avais tout simplement pas l'habitude de te retrouver seul. Une nuit, tu t'étais même faufilé dans la chambre de tes autres camarades et avait atterri dans le lit de Yusheng parce que tu n'avais pas supporté le silence dans lequel baignait la tienne. Tu en avais même eu peur. La nuit d'après, tu t'étais forcé de retourner dans ta chambre parce que, même si Yu et toi n'étiez pas très épais, son petit lit n'était pas fait pour accueillir deux personnes. Surtout quand l'une mesure près d'1m90. Et non, tu ne parlais pas de ton meilleur ami.

Tu avais fini par te rendre à l'évidence que ce n'était pas tant vivre avec quelqu'un qui te manquait ni à quoi tu t'étais habitué, c'était Lu Chen qui te manquait. A cette réalisation, tu avais explosé de rire tout seul dans votre chambre parce que, soyons clair, Lu Chen, tu le connaissais depuis 13 ans, c'était un peu comme le frère que tu n'avais jamais eu. Et certes, tu avais déjà eu des aventures avec des mecs -pour ne pas citer Kuma- mais tu ne t'étais jamais imaginé ça avec Lu Chen. Enfin jamais. Il y a eu une fois où tu t'étais dit que ça ne te dérangerait pas le moins du monde de sortir avec ton ami, mais l'idée n'avait pas fait long feu dans ta petite tête. Alors maintenant qu'elle était de retour, tu ne pouvais pas retenir les larmes de couler sur tes joues endolories par le rire. Et puis, tu ne savais même pas si ton ami était, ne serait-ce qu'un peu, intéressé par les hommes ou par les relations amoureuses en elles-mêmes.

Mais le lendemain, en te réveillant dans un côté de la chambre différent de celui que tu avais l'habitude de voir -notamment la tâche sur le plafond- et que tu t'étais rendu compte que l'oreiller sur lequel tu dormais n'était pas imprégné de ton odeur, mais de celle encore fraîche de ton camarde, mélangée de son shampoing et de son gel douche à l'aloe vera, parce que Monsieur avait une peau trop délicate pour utiliser un autre, alors là, seulement là, tu t'étais rendu compte qu'il y avait un truc qui ne tournait pas rond chez toi. Tu ne sais plus trop comment tu es arrivé là. Tu te souviens juste t'être levé en plein milieu de la nuit par une petite urgence nocturne et qu'ensuite, tu t'étais empressé d'aller te recoucher. Mais visiblement, pas dans le bon lit. Mais après t'avoir dit que tu n'avais pas aussi bien dormi depuis le début de la semaine, tu ne trouvais plus ça aussi grave.
Tu t'étais levé en faisant le lit à la va-vite, ne t'attardant pas plus que ça à le faire au carré. Tu avais le pressentiment que tu y retournerais cette nuit. A ce moment-là, tu avais oublié que Lu Chen revenait ce soir.
Mais une fois installé sur ta chaise, à rêvasser comme à chaque cours d'anglais -allez savoir pourquoi tu avais obligation d'y assister, peut-être pour que ton prof ne se sente pas seul devant l'inertie des autres élèves- tu t'étais soudainement rappelé que ton ami d'enfance devait revenir dans la soirée. Tu aurais eu beau faire tous les efforts du monde pour cacher le sourire d'imbécile heureux qui s'étirait peu à peu sur tes lèvres, qu'il aurait été impossible de te l'enlever. Tu t'étais alors redresser de ta chaise et avais finalement décidé de porter secours à ton pauvre professeur qui partait à la dérive.

De l'extérieur, tout le monde aurait pu dire que tu étais excité comme une puce: tu avais du mal à tenir en place et ton débit de paroles semblait ne plus vouloir ralentir. Mais en fait, tu étais... nerveux. Seules les personnes qui te connaissaient réellement pouvaient comprendre aux spasmes continuels de ta jambe, aux mouvements de tes oreilles -oui oui, les oreilles- et au moulin à vent qu'était devenue ta bouche, que tu étais nerveux. Et pas qu'un peu. Tu ne comprenais pas non plus très bien toi même pourquoi tu te sentais ainsi. Après tout, il n'y avait pas de quoi paniquer. Non? Il fallait croire que si.
En fait, tu avais peur qu'en revoyant Lu Chen, après avoir réfléchi un peu trop sur tout un tas de trucs, notamment sur le perturbant fait que tu avais tendance à un peu trop remarquer les plus minuscules détails concernant ton camarade, que ton comportement change vis à vis de lui. Et qu'on se le dise, tu étais un très très mauvais menteur. Dès que tu essayais de dire, ne serait-ce que le plus petit mensonge qu'il soit, le même tic que tu avais quand tu étais anxieux -oui, encore le truc avec les oreilles- revenait. Et c'était vraiment pas discret.

Alors une fois tes ongles rongés, tu n'avais plus qu'à attendre qu'il rentre. Tu avais passé la soirée avec les membres du groupe et tu pensais que ça t'aiderait à ne pas fixer ta montre, à compter les heures et minutes qu'il restait avant qu'il ne revienne, mais tu te retrouvais machinalement à y jeter un coup d’œil. Et ça n'avait pas échappé à ton meilleur ami. Alors que tu regardais ta montre pour la énième fois de la soirée, Yusheng en cacha le cadrant, te sortant de tes pensées :
« You okay? » te demanda-t-il.
« Uh. Yeah. Why? »
« Nothing. Just.... you seem a little bit off. Something's wrong? »
« Hm no... Guess I'm just a little bit tired. Don't worry Yu. »
Et quelques minutes après, tu avais décidé d'aller te coucher. Tu avais cours le lendemain et si tu ne voulais pas te retrouver à terre -comme à chaque cours de sport- après t’être pris un ballon de basket dans la tronche, tu avais tout intérêt à t'envoler pour le pays des rêves. Alors comme à ton habitude, après t’être brossé les dents et avoir enfilé ton pyjama, tu étais allé dans ton lit. Pas pour très longtemps. Seulement une demie heure après t’être glissé dans tes draps, tu n'avais pas réussi à fermer l’œil. Un seul regard vers le lit de ton camarade avait suffit pour que tu y envoies ton oreiller avant d'aller le rejoindre. Il ne t'avait fallu pas plus de quelques minutes pour te faire embarquer par Morphée. A ce moment-là aussi, tu avais oublié que ton ami revenait cette nuit.

Tu dormais paisiblement, totalement étalé sur le ventre lorsque la porte de la chambre s'ouvrit. Tu ne l'avais pas entendu, pas même quand elle s'était refermée derrière Lu Chen, qui tentait de faire avancer sa valise sans aucun bruit. En même temps, un astéroïde pourrait bien s'écraser dehors, que tu ne bougerais pas d'un poil. Le pauvre, s'il s'attendait à ce que tu lui aies piqué son lit, peut-être qu'il ne se serait pas assis sur toi et que tu ne lui aurais pas flanqué la peur de sa vie. Mais ça, tu n'y avais absolument pas réfléchi. Tu voulais dormir, tant pis pour le reste. Enfin, vu ce qui allait suivre, tu aurais sûrement du lui laisser un post-it sur la porte, du genre « Au fait, je t'ai piqué ton lit et j'ai quelque peu fait le bordel dans la chambre pendant que tu étais parti. Tant pis ! »
Tu dormais donc à poings fermés quand le doigt d'une vicieuse main se laissa glisser le long de ta colonne vertébrale, te secouant soudainement tel un violent tremblement de terre qui te réveilla en sursaut. Et alors que tu te levas d'un bond et attrapa le poignet de la personne qui avait osé te toucher à cet endroit si sensible, cette zone TOTALEMENT défendue, avant de renverser l'aventureux-se ; tu ne savais pas encore- sur le matelas grâce à tes nombreuses années de pratiques dans les arts martiaux et de bloquer son corps avec tes genoux et tes mains ainsi que tout ton poids, Lu Chen avait eu le temps de se dire qu'il aurait mieux fait d'aller dormir dans ton lit au lieu de vouloir récupérer le sien. Trop tard.
Tes yeux s'étaient peu à peu accommodés à la pénombre et c'est non sans surprise que tu reconnus le visage grimaçant de ton ami d'enfance. Il te fallut plusieurs secondes avant que l'information ne s'enregistre dans ton cerveau et que tu te remettes à fonctionner normalement. Enfin, pas tout à fait.
« L-Lu? C'est toi? » Question totalement débile, mais comme dit avant, tu venais tout juste de rappuyer sur le bouton ON.
Tu relâches peu à peu la prise que tu avais sur ses bras et le haut de son corps, laissant un soupir de soulagement se frayer un chemin hors de tes lèvres.

« Shit dude, you scared the hell of me... » Comme si toi, tu ne lui avais presque pas fait avoir une crise cardiaque.

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MessageSujet: Re: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan   Mar 26 Aoû - 5:17

Tu savais pertinemment que c’était une partie dangereuse de son corps, et qu’il allait donc réagir. Parce que tomber de tout ton poids sur lui ce n’était rien, bien sûr. Et la preuve, il avait juste été secoué, mais il n’avait pas bougé, seulement émit un petit soupir. Mais ça… ça tu savais que ça le ferait réagir. Tu ne pensais juste pas qu’il réagirait si violemment. Il n’était pas très grand, certes, mais il ne fallait pas sous-estimer sa vigueur. Tu t’étais retrouvé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire totalement privé de ta capacité à bouger. Il t’avait attrapé les deux bras, t’empêchant totalement de les bouger, tu ne sais pas par quel moyen, ni avec quelle force, mais c’était arrivé. Il avait en même temps sauté sur toi, de manière plus agile qu’une grenouille pour te bloquer le corps, une jambe sur le haut de ton ventre et l’autre te bloquant le flanc. Digne d’un ninja. Tu avais éventuellement la possibilité de battre des pieds, mais tu ne pouvais absolument pas te débattre. Tu n’avais pas compris ce qu’il t’arrivait, tu eu à peine le temps de pousser un gémissement de douleur, qui devait être en totale adéquation avec la grimace que tu devais tirer. Tu n’avais même pas eu le temps d’être surpris tant il t’avait pris de court. Toi qui t’en étais voulu de t’être assis sur sa jambe gauche -et sans le faire exprès en plus-, tu avais tout de suite beaucoup moins de remords. Tu savais que ton ami était doué en arts martiaux, pas qu’il allait essayer t’ôter la vie si jeune parce que tu avais tenté de le réveiller. Puis pourquoi tu avais voulu le réveiller d’abord ? Parce qu’il dormait dans ton lit ! TON lit. Non mais où va le monde ? Fallait peut-être que tu dormes parterre ? Tu aurais peut-être dû. Si seulement tu avais su. Parce que là, t’allais avoir quelques bleus et douleurs qui allaient durer quelques jours quoi. Et t’aimais pas les bleus, ni les douleurs d’ailleurs. Mais les bleus ça se voyait et ce n’était pas joli. Alors que dormir par terre, ça n’aurait pas fait de mal à ta colonne vertébrale, et ça t’aurait pas flanqué de bleu. Une chose est sure, si un jour vous vous faisiez emmerder dans la rue, il pourrait largement se défendre tout seul. Tu pouvais être fier qu’il soit ton ami, parce que ce serait même lui qui pourrait te défendre. Pas que tu sois incapable de te battre, mais il devait être bien plus doué que toi.

Il restait agrippé fermement à toi, tu avais les yeux fermés mais tu pouvais ressentir sa peur. Il ne devait pas avoir compris que c’était toi qui rentrais dans votre chambre. Une chose est sure, tu n’avais pas à t’inquiéter pour lui quand tu quittais le dortoir, bien que sa maman et toutes ses sœurs t’aies souvent dit de faire attention à lui. Tu savais pertinemment que si un jour vous vous faisiez emmerder dans la rue, il pourrait largement se défendre tout seul. Tu pouvais être fier qu’il soit ton ami, parce que ce serait même lui qui pourrait te défendre. Pas que tu sois incapable de te battre, mais il devait être bien plus doué que toi.
«L-Lu? C'est toi?»
te demanda-t-il, alors que tu commençais à ouvrir les yeux, les traits du visage toujours aussi serrés.

Tu restais là, à le regarder dans le noir, craintif. A vrai dire, tu n’osais pas parler directement. Et s’il ne reconnaissait pas ta voix, que se passerait-il ? Tu finirais peut-être à la morgue, qui sait ! Ce n'était pas qu'il te faisait peur, non, il t'avait juste vraiment... surpris. Disons que ça n’arrivait pas tous les jours que vous vous fassiez éjecter et menacer de mort en allant vous coucher. Cela avait donc de quoi surprendre. Tu entrouvris les lèvres pour murmurer, comme si parler fort était dangereux pour une quelconque raison :
« A ton avis ? »
Et tandis qu’il lâchait doucement la prise sur tout ton corps, ta grimace se transforma en visage plus neutre, on aurait pu penser que tu avais peur, mais pas du tout. En réalité tu avais juste encore un peu mal, mêlé à un soupçon de surprise dont tu ne t’étais toujours pas remis. Il avait relâché la pression mais ses rotules appuyées sur ton thorax te faisaient toujours souffrir. Tu le regardes dans la pénombre de votre chambre, les sourcils arqués, comme si tu avais un air apeuré, qui n’en était pas un.
« Shit dude, you scared the hell of me...»
« How …»
Po-po-po-poker face.Tu ne finis pas ta phrase, réprimant un soupir. Il voulait que tu dises quoi ? Non mais ça t'avais à peine remarqué quoi. Pour réagir de la sorte, fallait bien qu'il ait eu peur le gnome. Il ne t'en fallait pas plus pour pincer tes lèvres et prendre un air désabusé.
« I think I noticed… »
Tu ne pouvais rien dire de plus au final, c’est vrai qu’il avait eu peur, lui aussi. Ca ne servait à rien de lui en vouloir. Il devait être choqué lui aussi, mais ce n’était pas lui qui était en position de faiblesse…

D’ailleurs, tu te sentais légèrement oppressé, là. Tu ouvris grand les yeux, lui lançant un regard conciliateur pour qu’il te libère plus complètement de son emprise.
« Please Wan… your leg »
Et pour accompagner ta parole, tu extirpas un bras de sa poigne pour repousser son genou sur ton thorax. Un soupir de soulagement sortit entre tes dents et tous tes muscles se relâchèrent, comme un ballon de baudruche que l’on dégonflerait. Tu avais perdu toutes tes forces en l’espace de quelques secondes. Bon, tu ne voulais pas te l’avouer, mais le fait aussi que tu aies passé ta journée entre l’avion puis le métro pékinois pour rejoindre, enfin, ton lit avait été aussi éprouvant.
« Weird greeting, but, well, Hello. »

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MessageSujet: Re: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan   Lun 8 Sep - 6:35

Découvrir qu'il ne s'agissait que de ton camarade de chambre et non d'un psychopathe qui serait venu te décapiter en pleine nuit, te soulageait au plus au point. Pas que tu étais du genre facile à effrayer, tu avais même plutôt des nerfs d'acier en ce qui concernait ce genre de chose. Généralement, devant les films d'horreur, tu t'ennuyais comme un rat mort parce que déjà, tu ne trouvais aucun intérêt dans ce genre et que tu les trouvais tous autant prévisible les uns que les autres. Enfin bref, pour te faire peur, il fallait vraiment y mettre du sien. Mais à l'expression presque choqué de ton ami d'enfance, tu te rendais compte qu'au final, pas besoin de faire parti d'un commando pour te faire sauter au plafond. Pauvre Lu Chen. T'avais beau être plus petit et plus fin que lui, ça ne t'avait pas empêché de l'attraper comme un sac à patates et de le balancer sur le lit avant de le piéger comme un lion qui aurait sauté sur sa proie. Qu'on se rassure, tu n'avais pas l'intention de le dévorer. Quoique...

Ton ami avait vraiment l'air d'être un lapin pris dans les phrases d'une voiture. Il ne bougeait pas, c'était à peine s'il osait respirer de peur que tu lui lacères la gorge à coups de crocs. Il fallait dire que ta réaction avait été quelque peu violente, surtout à une heure pareil. Mais tu n'y pouvais pas grand chose, ton instinct de survie était toujours en alerte maximum. Certes, dans le cas présent, tu savais que Lu Chen ne t'aurait rien fait de mal, mais ça n'avait pas été très malin de t'attaquer sur une zone aussi dangereuse. Depuis le temps, il devrait le savoir que ton dos était l'endroit à ne toucher sous aucun prétexte sous peine d'affreuses tortures. Bon d'accord, peut-être pas. T'étais plutôt pour les coups secs derrière la nuque plutôt que pour l'agonie. Vieux réflexes.

Mais tu ne ferais jamais de mal à Lu Chen, tu tenais trop à lui pour ne toucher ne serait-ce qu'à un de ses cheveux. Même s'il était pas forcément le meilleur des colocataires, il n'en restait pas moins quelqu'un de précieux dans ta vie et puis, il te supportait aussi. Tu n'avais pas un caractère des plus faciles à vivre non plus et pourtant, treize ans que vous étiez copains comme cochons, culs comme chemises. Bref, pratiquement collés par la hanche. Donc le fait d'avoir sauté sur lui sans crier garde, ce n'était absolument pas volontaire.

Tu avais d'ailleurs fini par relâcher ses bras que tu serais avec force, tant la surprise avait été de taille. Là encore, les vieux réflexes qui t'étaient venus avec la pratique de plusieurs arts martiaux étaient revenu au galop. Tu évitais de te servir de ta force en temps normal, tu n'avais pas appris à gérer ta colère pour rien et surtout pour perdre le contrôle avec Lu Chen. D'ailleurs, là, tu étais vraiment calme. Malgré le fait que ton cœur menait une course folle derrière ta cage thoracique, il ne t'avait pas fallu très longtemps pour te calmer. Dur à croire vu la position actuelle. C'est ta pauvre victime qui te ramena sur Terre.

« Please Wan… your leg » geignait-il sous ton poids.

Il s'était mis à gigoter, tentant vainement de se dégager de toi, mais avec ton genoux contre son thorax, il n'irait sûrement pas très loin. C'était là que tu t'étais dit que tu étais sûrement en train de lui bloquer la respiration. Tu n'avais pas perdu une seconde avant de dégager, t'asseyant à moitié lui et sur le bord du lit en articulant un « Sorry ». Tu ne procédais pas encore au fait que Lu Chen n'était à ce moment-là pas un matelas. Vraiment, tu n'avais jamais eu l'intention de lui faire du mal. Tu espérais qu'il ne t'en voudrait pas trop.

« Weird greeting, but, well, Hello. » Oh, apparemment non puisqu'il t'avait quand même salué. Tu ne pensais pas que beaucoup l'aurait fait dans sa situation.


Tu laissais un petit rire s'échapper de tes lèvres en sentant l'atmosphère se défaire de sa lourdeur. Tu distinguais maintenant très bien ton camarade qui semblait s'être remis de votre petite mésaventure.

« Yeah hello and sorry for... all this crap. I didn't mean to hurt you and I... ».
Oh la. Stop un moment. I what ? Qu'allais-tu donc lui dire Liu Yu Wan ? I miss you, c'est ça que tu t'apprêtais à lui dire à l'instant même où tu étais à moitié assis sur lui? Non, mauvais timing. Puis il était plus vraiment l'heure pour les explications. D'autant plus que tu n'avais pas la moindre envie de lui expliquer comme tu t'étais retrouvé dans son lit. Parce qu'il aurait fallut lui dire que depuis qu'il était parti (en te laissant), tu n'avais jamais aussi bien dormi que dans son plumard. Alors non, tu fermerais ta grande bouche.

Enfin, vu le moment présent, ce n'était pas forcément la meilleure idée que tu avais eu. Le silence pesant était de retour et à vrai dire, tu ne savais pas du tout ce que tu pourrais lui dire. En fait, si. Tu pourrais lui demander comment c'était passé son voyage, s'il s'était bien amusé avec son meilleur ? Pendant que toi, tu avais tourné dans ta chambre seul, comme un lion en cage, attendant le moment où le dîner allait arriver. Et aussi pourquoi tu n'avais eu aucune de nouvelle de lui alors qu'un simple petit message aurait suffit à atténuer ce sentiment sur lequel tu ne savais mettre de mots.

Une fois de plus, tu te perdais dans tes pensées, en essayant de ne pas revenir dans un état d'énervement qui avait été le tien pendant la semaine passée. A quoi bon t'énerver de toute façon ? Qu'avait-il fait de mal ? Il n'avait pas commis de crime, il ne ferait même pas de mal à une mouche. Tu te rappelais la fois où il avait appelé une abeille, une fée. C'était stupide de lui en vouloir. Mais quelque part, tu n'arrivais pas à te défaire de ce sentiment d'abandon que tu avais ressenti lorsqu'une fois la nuit tombée, tu t'étais retrouvé seul dans votre chambre. Tu n'avais pas supporté ça et instinctivement, tu rejetais la faute sur ton ami. Ami que tu ne cessais de fixer avec un regard à faire froid dans le dos. Tu ne t'en étais même pas rendu compte, tu étais complètement perdu dans tes réflexions qui n'avaient ni queue de tête. Il devait se demander pourquoi tu le fixais avec autant d'insistance, le regard noir.

Et ça ne lui avait pas échappé. Tu avais tellement de la fumée qui te sortait par les oreilles que tu ne l'avais pas vu bouger, encore moins senti. Jusqu'à ce qu'il te foute une pichenette en plein front. Une tellement forte que le choc de ses phalanges avait résonné dans tout ton crâne jusqu'à la dernière vertèbre de ton squelette. Sans rire. T'avais l'impression de t'être cogner la tête contre un mur en béton au ralenti. Et ça faisait pas du bien. Absolument pas. Ça faisait un mal de chien.  Mais ça avait au moins eu l'effet de te sortir de ta transe. Ce qui n'était pas bon signe pour Lu Chen.

Tu avais plaqué ta main contre ton front en gémissant de douleur, plusieurs jurons anglophones avaient dû franchir tes lèvres sans que tu ne t'en inquiètes. Tu relevais les yeux vers ton camarade qui était probablement en train de faire ses dernières prières, le regardant tel un lion près à bondir sur sa proie.

« God ! That hurts ! What's your fucking problem ?! ». Griffes et crocs armés. Prêt à l'attaque. Que le meilleur gagne !

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MessageSujet: Re: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan   Mar 9 Sep - 9:17

L’état de choc dans lequel il t’avait mis avait du mal à laisser ton corps se détendre, bien que tu ne sois plus aussi tendu qu’au début. Tu fixes ce que tu peux observer de ton ami dans la pénombre qui vous entoure. A vrai dire tu ne vois clairement qu’un côté de son visage, mais tu discernes que la peur a quitté ses traits après qu’il se soit rendu compte que tu n’étais pas un monstre ou un ennemie, et que tu voulais juste rentrer chez toi pour dormir. Enfin vu son immobilisme, il ne l’avait peut-être pas encore réalisé. Tu comprends maintenant pourquoi il a réagi de la sorte, même si tu n’y attendais pas le moins du monde. Vous vous étiez déjà battus étant petits, mais tu n’avais pas eu l’occasion de te battre avec la version grande de ton ami. Il avait très bien évolué avec tous les efforts qu’il avait fournis durant son adolescence. A t’entendre, on pourrait avoir l’impression que tu parles d’un jeu vidéo. Mais bon, peut-être que pour toi la vie c’était un peu comme dans un jeu vidéo après tout. Si on pouvait y soustraire la bagarre, tu préfèrerais, par contre. Même s’il faut avouer que GTA sans écraser les passants et voler les sacs des grands-mères, ça a tout de suite beaucoup moins d’intérêt. Toujours est-il que cette attaque restait soudaine, et que tu ne t’en étais pas encore remis.

Ta respiration haletante se calma peu à peu, c’est ainsi que tu arrives à baragouiner quelques mots, pour lui confirmer que, oui, tu es bien Lu Chen. Bon, fallait pas le prendre pour un con dans cette situation mais, si ça avait été Le Grand Méchant Loup, Le Joker ou Loki, il aurait probablement pas été aussi choqué, calme et conciliant que toi. Au moins, un méchant, il savait qu’il était méchant et donc il savait qu’il y avait des probabilités qu’il se fasse prendre quoi. La différence avec toi c’est qu’ils étaient préparés, eux. Et aussi qu’ils avaient vachement la classe. Même si tu ne voulais pas que l’un d’entre eux ne mette un jour une raclée à ton ami d’enfance, pas un méchant de comics, t’étais pas débranché à ce point, mais un connard dans les rues, parce que ça n’en manquait pas. Tu avais au moins cette assurance qu’il ne serait pas en manque de défense en cas d’attaque surprise, et quelque part, très loin quelque part au fond de ton cerveau entre deux connexions nerveuses, tu étais vraiment rassuré pour lui. Pour toi, dans l’instant, tu ne sais pas trop. Peut-être que si ton cœur ne succombes pas à cet altercation, peut-être tu dis bien, tu te mettrais à la boxe ou à n’importe quel sport de combat pour devenir plus fort toi aussi. T’étais pas un féru de sports de combat, mais t’étais un peu sportif, juste ce qu’il faut pour entretenir un corps assez sympathique à regarder aussi bien devant ton miroir qu’en photoshoot.

Il s’excuse une première fois avant de te laisser un peu plus de place pour respirer correctement. Ton cœur se calmait quelques instants, se calant sur ta respiration qui avait repris un rythme normal. Tu soupires une première fois, comme pour faire comprendre que tu acceptes ses excuses. Ton regard se fait moins craintif aussi, tes sourcils arqués se relâchent, laissant place à un regard plutôt serein sur ton visage. Tu le salues, reprenant tes esprits. Même si ce n’était pas un bonjour des plus banals que vous aviez pu avoir, vous en aviez vu d’autres, depuis le temps. Certes, t’aurais pu lui en retourner une, mais tu le connaissais, et ça pouvait être un vrai flippé de la vie, c’était donc inutile selon toi. Puis, en situation de crise, personne ne pouvait prédire comment il allait réagir. Qui sait ce que toi, Lu Chen, qui n’arrive pas à écraser un moustique, tu pouvais faire en sentant une situation de danger arriver ? Avec tous les jeux, toutes les BDs, tous les films tordus que tu avais pu voir dans ta vie, tu penses qu’il était préférable de ne pas se poser la question. Tu étais encore un peu trop sonné –et fatigué, ce qui ne te facilitait pas la tâche pour reprendre tes esprits- pour gérer la situation par toi-même, mais il aurait fallu que tu te bouges, là. Sauf que, tu ne pouvais pas. Ou peut-être qu’inconsciemment tune voulais pas. Mais en tout cas, présentement, tu ne bougeais pas d’un poil.

« Yeah hello and sorry for... all this crap. I didn't mean to hurt you and I... »

And I quoi ? Tu sens sa voix se faire moins audible sur la fin, tu lui laisses néanmoins le temps de finir, tu es patient. Heureusement, il n’avait pas voulu te faire du mal. Tu le savais déjà, mais l’entendre ne faisait pas de mal, histoire de t’assurer que ton ami d’enfance n’avait pas soudainement changé après une semaine passée seul au dortoir.  Puis, il fallait aussi dire que tu étais quelqu’un d’attaché aux excuses quand elles avaient à être faites, donc ce n’était pas un mal. L’expression sur ton visage n’a pas changé. Après un tel vacarme, tu comprenais qu’il devait aussi avoir besoin de temps pour formuler ses phrases, ses mots, bref ce qu’il avait à te dire. Tu ressens une certaine gêne, ce qui te fait momentanément baisser les yeux, fixant maintenant son pendentif qui t’arrivait sous le menton. Tu ne sais pour quelle raison ta respiration recommence à se faire plus rapide. En fait, en plus d’être dans une position assez inhabituelle, c’est son attitude qui est surprenante, ou même inquiétante tu dirais. Tu replantes tes prunelles brunes dans les siennes pour essayer d’infirmer ce sentiment, mais ce que tu y vois te ferait, au contraire, froid dans le dos. Il n’avait pas cessé de te fixer, avec un regard aussi noir qu’un corbeau. Rien ne pouvait, tu penses, justifier ce regard si insistant et lourd envers toi. Enfin, si t’avais un truc à te reprocher, tu l’aurais su. Tu n’étais pas le genre à agir sans penser à ce que ton action pouvait avoir comme effet sur ton vis-à-vis, donc tu étais quasiment sûr que tu n’avais rien fait.

« You ? »

Le regard interrogateur, tu ne comprends réellement pas ce qui a pu le rendre comme ça, tu tentes une pointe d’humour.

« You Wan ? »

En adéquation avec ta lame joke –mais après tout c’était comme ça que la plus par des anglo-saxons prononçaient son nom quand on leur disait nos noms chinois-, tu ricanes joyeusement, faisant trembler momentanément ton ventre. Et pourtant, tu es très vite tiré de ta bêtise, bien que tu l’aies trouvé assez drôle pour penser qu’elle aurait pu détendre l’atmosphère, ça n’en était pas. Pas du tout même, ça avait même empiré tu crois. Perdu, tu déglutis avant de froncer les sourcils, tu te tenais prêt à réagir en cas d’attaque. Ce n’était pas réfléchi, juste instinctif. Tu ne savais plus à quoi t’en tenir présentement. Si lui, petit Wannie, ne rigolait plus à tes blagues à la con, c’est qu’il s’était passé un truc. Un truc assez grave pour le foutre en rogne sans même que tu n’aies à parler. Et assez gros pour que tu penses qu’il ait des envies de vengeance –enfin, de violence en tout cas, tu ne sais pas trop- sur toi. En gros, t’étais un peu dans une sale position de faiblesse s’il voulait te faire la peau. Tu ne sais pas non plus si c’était toi qu’il fixait, enfin si, mais il avait l’air de cogiter comme si on avait essayé d’installer l’iOS7 sur un Nokia 3310. Mais, fallait qu’il arrête de laisser tourner son processeur là, c’était quoi le problème ? Tu le décides de le sortir de sa rêverie –ou son cauchemar- en lui flanquant une pichenette sur le front. Et non, tu n’avais pas trouvé meilleure idée pour ça.

Tu avais beau ne pas savoir ce qui le foutait dans cet état, tu ne sais pas si tu voulais savoir. Enfin, si, mais sûrement pas maintenant. Pas quand il était dans cet état, et que t’étais crevé, et qu’en plus il était à peine à califourchon sur toi, et qu’il ne bougeait pas en plus. Ben, il était quand même sorti de son état chelou, mais tu ne sais pas si c’était une bonne idée vu son expression. Ouais, il avait l’air d’un jaguar prêt à bondir sur sa proie, mais soit, maintenant, t’étais au moins averti de sa future réaction, et tu ne laisserais pas ça arriver, non.

« God ! That hurts ! What's your fucking problem?! »
« My problem? »

C’était la meilleure, c’était toi qui avais un problème par-dessus le lot ? Ce n’était pas la première pichenette que tu lui foutais, et sûrement pas la dernière, alors ça n’arrange pas ton incompréhension. Ou peut-être qu’en prenant l’avion tu étais passé dans un monde parallèle où le Pape faisait la promotion des partouzes ? Ce n’était pas une remarque très heureuse, mais c’était à peu près le topo. Tu fronces un peu plus les sourcils, tes nerfs commençant à chauffer. A quoi bon s'excuser si c'était pour te parler comme ça ? Ce n’était pas Wan,ou alors t'avais fait quelque chose que tu ignorais. T’avais beau avoir les cernes d’un panda, ton envie de dormir t’avais quitté. Il n’allait pas s’en sortir en te traitant et t’insultant comme ça, c’était clair. C’est d’un coup sec et fort sur le torse que tu le repousses de la paume de ta main droite, laissant enfin de l’air frais venir te rafraichir le corps. Tu n’es pas un pro des arts martiaux pour pouvoir le plaquer au sol tout en restant allongé, c’est donc comme tout humain normal que tu te défends comme tu peux, à savoir que tu le jettes sur le mur collé du côté gauche ton lit, t’aidant de ton corps et surtout de ta jambe du côté opposé. Tu ne lui as pas fait trop mal, du moins si tu te fies à la lenteur de sa chute et au petit « plop » que son dos avait fait en frappant le mur. Tu étais un peu en rogne mais pas autant que lui, pour sûr.

« I’m just coming back from Seoul, what kind of problem could I have? Are you serious Yuwan? »

Tu avais néanmoins repris une position plus ou moins égale à lui, ce qui enlevait un peu de la gêne que tu ressentais, enfin, si on omettait le fait que tu t’engueulais avec l’un de tes meilleurs amis sans raison apparente. Tu avais essayé de garder un ton neutre même si l’énervement et la surprise pouvaient clairement se faire ressentir dans ta voix. Parce que, wth quoi. Tu continues de le regarder, guettant la moindre de ses réactions, attendant une réponse, parce que maintenant que tu l’avais réveillé, et que ta fatigue s’était dissipée, t’allais pas le laisser filer sans qu’il t’explique, ou que vous vous expliquiez sur pourquoi… pourquoi tout ça ? Et franchement, tu doutais du fait qu’il te laisse partir comme ça aussi tant il avait l’air de t’en vouloir. Une chose était sûre, tu ne pouvais pas t’expliquer si tu n’arrivais pas au moins à imaginer quel était ton problème, ou ce que tu avais pu faire de mal en une semaine. Peut-être même que c’était avant, t’en savais rien.

« Huh, tell me? »

Parce que oui, on avait bien, compris ; tu ne savais pas.

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MessageSujet: Re: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan   Ven 12 Sep - 6:27

Avec Lu Chen, ce n'était pas la première que vous vous disputiez, ni même la première qu'il vous était arrivé d'en venir aux mains. Mais les engueulades ne duraient jamais longtemps et ce n'était toujours que des chamailleries où tu finissais par t'asseoir sur lui jusqu'à ce qu'il s'avoue vaincu. Ça arrivait que ce soit aussi le contraire, quand il usait de sa grande taille avec toi qui mesurait neuf centimètres de moins. Neuf, pas dix. C'était déjà assez comme ça pour qu'on te retire ne serait-ce qu'un millimètre. T'étais petit, mais robuste et ça, les gens avaient tendance à ne pas le soupçonner. Enfin petit, non pas vraiment. T'étais juste tombé dans un groupe de géants où seul Chang Ming et toi étiez de taille normal. Vous aviez parfois l'air un peu ridicule lorsque vous étiez tous alignés, surtout qu'on faisait exprès de vous mettre tout le temps au milieu. Pas besoin d'accentuer le fait que vous faisiez deux têtes de moins que les autres. T'avais beau répété qu'être petit, c'est plus mignon que d'être une grande asperge, ça n'avait pas que des avantages.

La preuve, tu venais de te faire éjecter en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, aussi facilement que s'il avait repoussé un oreiller contre le mur. Autant dire que l'atterrissage ne s'était pas fait dans la même douceur. Il avait sûrement sous-estimé sa force parce que la rencontre de ton dos et du béton n'avait pas été des plus chaleureuses. Deuxième fois en l'espace de cinq minutes que tu avais eu l'impression de d'avoir vécu un tremblement de terre tout le long de ton squelette. Pas étonnant que tu ne grandissais plus s'il se faisait malmener comme ça. Enfin, t'avais fait bien pire. Tu n'avais pas compté le nombre de foulures, d'entorses, de plâtres, d'hématomes aussi gros que des balles de baseball, que tu avais eu durant tes dix-sept années d’existence.

Donc le coup de Lu Chen ne t'avait pas fait mal, presque pas. Ça t'avait juste secoué la caboche comme un cocotier encore une fois. Mais s'il pensait que c'était comme ça qu'il y remettrait un minimum de lucidité, c'était raté. Ça te donnait juste une très mauvaise excuse, avouons-le, pour laisser ta colère monter d'un autre cran. Mais clairement, tu t'énervais pour rien et tu le savais. A la base, ça venait du fait qu'il t'avait attaqué alors que tu dormais. Oui, attaquer, alors qu'on avait dit pas touche. Niveau 1. Toi qui avait un peu réussi à passer sur ça, il avait fallu que ton cerveau se remette un peu trop vite en marche et repenser au fait qu'il t'avait laissé tout seul n'avait fait qu'accentuer le tout. Niveau 2. Puis il n'avait pas été là pour l'émission de radio. Niveau 3. Et la cerise sur le gâteau, il ne t'avait donner aucune nouvelle. Niveau 7. Il avait réussi les bonus. Ensuite il te collait une pichenette sur le front. Niveau 8.5. Et pour finir, voilà qu'il te propulser en arrière. Niveau 10. Autant dire que la surprise qui attendait ton ami pour avoir atteint un niveau aussi haut, n'allait en aucun cas le ravir. Quel dommage, lui qui adorait les jeux vidéos.

« My problem? »
Well. Techniquement, ce n'est pas lui qui avait un problème, mais toi. Mais ton problème à toi, c'était lui. Mais t'allais certainement pas lui balancer comme ça en pleine figure. Oh que non. Parce qu'après ça, tu aurais à expliquer le pourquoi du comment et Lu Chen ne te lâcherait pas. Il était tenace contrairement à ce qu'on pourrait croire et au son de sa voix, tu savais qu'il n'était plus aussi calme qu'il l'était il y a deux secondes. Bon okay, t'avais pas été des plus délicats non plus avec lui et t'avais quand même utilisé un gros mot. Venant de ta bouche, c'était pas si surprenant, mais vu que tu t'adressais à lui, peut-être que si. En tout cas, ça ne lui avait pas du tout plu. Mais alors, vraiment pas. Parce que pour mettre Lu Chen dans un état d'énervement, fallait le faire.

Tu le regardais avec des yeux aussi noirs que ceux d'un prédateur en manque de chaire fraîche. Ton énervement dépassait l'entendement puisque tes raisons étaient toutes plus puériles les unes que les autres. Mais la grenade était dégoupillée et l'explosion ne pouvait pas être éviter. Il ne restait plus qu'à courir le plus loin possible et se mettre à l'abri rapidement. Mais Lu Chen était loin de connaître les consignes de sécurité.

« I’m just coming back from Seoul, what kind of problem could I have? Are you serious Yuwan? Huh, tell me? ».
Si tu étais sérieux ? Et comment. Si ton ami avait un problème ? Pas vraiment. Le problème, c'était toi et toi seul. Tu t'étais mis en colère tout seul contre lui, lui reprochant tout un tas de choses que tu ne lui disais pas et qui ne faisait qu'accentuer son sentiment d'incompréhension. Tu le savais, mais tu ne te contrôlais plus et quand tu étais dans ce genre d'état, il fallait que tu exploses. Le calme après la tempête, c'était sûrement ce qui te définissait le mieux. Tu entendais déjà l'orage gronder.

En quelques secondes, tu t'étais retrouvé de nouveau face à lui, la main plaquée sur son épaule pour être sûr de le garder en place et qu'il t'écoute.

« I don't know but want to know mine ? » lui demandais-tu d'une voix que tu cherchais à garder calme malgré le léger tremblement qui trahissait ce mensonge. « My problem is you. My problem is you leaving when you have a schedule planned, when we were supposed to do the work together. My problem is that you are not able to send even just a message to say that you're arrived. So what ? I should have guessed? One text is not that complicated but maybe it was too much for you who had better things to do to take news... ».

Tu ne t'étais même pas rendu compte que le son de ta voix avait augmentait d'un coup et que tu parlais peut-être un peu plus vite que d'habitude. Tes mains partaient dans tous les sens et on pourrait presque croire que tu étais nerveux. Nerveux d'avoir finalement lâcher la bombe. Nerveux parce que tu redoutais les dégâts. Nerveux parce que ce que tu n'osais pas lui avouer,  allait sûrement t'échapper sans que tu ne puisses t'arrêter.

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MessageSujet: Re: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan   Mer 17 Sep - 5:11

Tu étais loin d’imaginer en entrant dans la chambre que ça allait finir comme ça. Il t’avait manqué aussi, vous aviez toujours été collés l’un à l’autre alors oui une semaine sans lui tu l’avais ressenti, mais pas de quoi faire une telle crise.  

Dépourvu, tu le regardais, si on pouvait appeler ça un regard, c’était plus le toiser que tu faisais. Tu n’avais peut-être pas mesuré la force avec laquelle tu l’avais projeté.  Ce n’était pas que tu avais voulu lui faire du mal, non, tu avais voulu le calmer. Parce que merde, c’était à toi qu’il s’en prenait là, et tu ne savais même pas pourquoi. Tu voulais au moins une explication, et c’est pour ça que tu étais énervé. Tu n’aimais absolument pas l’injustice. Cela devait être une des choses que tu détestais le plus avec le mensonge. Et ça c’était p*tain d’injuste. Alors oui ça t’avait énervé, et il savait que t’énerver c’était quelque chose d’assez exceptionnel. Mais toi aussi tu le connaissais, et il était donc normal qu’il ne se calme pas, ça non.  Durant toute votre vie, ça n’avait jamais été une raison pour que tu te laisses abattre, tu savais pertinemment que si tu te laissais marcher dessus, c’en était fini, il allait te bouffer et te faire faire tout ce qu’il voulait que tu fasses, que tu penses, que tu respires. Il en était tout bonnement hors de question, c’était pour ça que vous en étiez là, maintenant. Tu le connaissais vraiment par cœur, peut-être même mieux que toi-même.

Tu avais compris qu’il avait ressenti un choc quand tu vis les traits de son visage se crisper formant une grimace de douleur. Sur le coup, tu n’avais pas éprouvé de culpabilité de l’avoir balancé comme tu aurais pu en temps normal, t’étais pas mauvais, et tu avais toujours peur de blesser ton entourage que ce soit dans tes paroles ou tes gestes. Mais là, il t’avait poussé à bout, et aussi car tu étais trop exténué pour pouvoir réfléchir clairement. Tu étais énervé, et tu détestais être énervé, alors fallait que tu te calmes,  il n’allait probablement pas se calmer tout seul. Tu inspires un bon coup, la violence n’avait jamais rien résolu, tu laisses ta jambe droite qui bloquait les siennes retomber, rejoignant ta jambe gauche. Un premier pas vers la confiance vers l’autre, dans ce genre de situation, ça n’avait jamais fait de mal. Il fallait que tu fasses abstraction de son regard noir et que tu te calmes, tu soupires donc une seconde fois, essayant de calmer ta colère, tu lui demandes quel genre de problèmes tu pourrais avoir, après tout, c’est vrai, tu rentres d’un séjour chez ton meilleur ami, tout allait pour le mieux.

Sa réponse, tu l’attendais avec impatience, qu’il soit énervé ou non, elle t’aiderait à comprendre, tu l’espérais, pourquoi il était dans cet état. Tu n’aurais juste pas pu penser que son problème, c’était toi. Les accusations qu’il te lance te font mal, très mal. Globalement, tu étais un lâche qui ne prenais pas au sérieux ses responsabilités et qui, de plus, était un très mauvais ami qui ne prenait pas de nouvelles de son ami d’enfance. Ses paroles avaient beau ne pas avoir de sens, tu entends ce qu’il dit, et il l’avait visiblement ressenti ainsi. Oui, ça t’avait blessé qu’il pense ça de toi. Tu aurais pu lui dire qu’il ne disait que des conneries, parce que mince, t’étais parti depuis seulement dix jours,  et qu’il n’avait pas non plus bougé un pouce pour te demander si tu n’avais pas été victime d’un crash aérien. Tu aurais pu lui dire qu’il savait très bien que tu n’aurais jamais dit non pour l’aider dans la préparation de Wake Up America. Tout ça, il le savait déjà très bien. Le lui répéter ne ferait que t’énerver, et probablement l’énerver encore plus qu’il ne l’était malgré son faux ton calme. Cela ne servait à rien de chercher à lui dire de se calmer.
Si tu le connaissais bien, le contraire était tout aussi vrai, tu avais toujours été quelqu’un de très social et amical, mais Yu Wan savait que tu n’étais le genre à envoyer des messages à tout bout de champ aux gens avec qui tu vivais, quand tu n’étais pas là, tu n’étais pas là c’est tout. Il savait très bien quand tu partais, et quand tu revenais. Tu prends peu à peu conscience qu’il a besoin de se lâcher, tu sens sa nervosité augmenter avec le ton de sa voix. Tu balaies sa main qui était venue t’agripper, t’étais à deux doigts de dire « bas les pattes » si tu ne savais pas que ça l’aurait encore plus fait s’emporter dans sa colère. Tu en avais marre de l’entendre dire ça, tu lui coupes la parole, l’empêchant de continuer à déverser toute sa frustration sur toi. Tu prends un ton qui pouvait paraître sec, mais qui se voulait calme et clair :

« I’m not this kind of person and you know that. »

Dire plus, te justifier ou pondre tout un discours était inutile. A ce moment-là, on ne pouvait plus palper l’agacement en toi, tu n’étais même plus un brin énervé, tu étais juste triste de le voir comme ça. Tu comprends que tu avais eu raison de ne pas t’énerver, ça n’aurait servi à rien. Etre empathique était un de tes traits de caractères les plus remarquables lorsqu’on était ami avec toi. Et aujourd’hui encore tu n’avais pas dérogé à la règle. Tu attrapes une de ses mains pour le faire arrêter de bouger de partout et le regarde comme un dompteur regarderait un lion qu’il approcherait pour la première fois. Tu amènes sa main dans ton dos avant de le prendre dans tes bras, calmement. Quitte à te faire jeter, frapper, virer de la chambre, tu ne pouvais pas le laisser comme ça sans tenter de le calmer d’une manière ou d’une autre. Tu n’avais pas peur de ça, tu n’y pensais même pas à vrai dire, ce qui comptait c’était l’instant présent, ce qui pouvait bien arriver arrivera, tu aviseras. Tu commences à caresser son dos comme une mère essaierait de calmer son enfant en lui chuchotant, en réponse à sa nervosité palpable :

« Calm down Yu Wan, I’m here now. »

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MessageSujet: Re: Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan   Lun 29 Sep - 0:30

Pourquoi est-il si dur d'être honnête avec les gens qui nous sont chers ? Pourquoi les plus simples mots semblent toujours être ceux qui nous déchirent la bouche lorsqu'ils arrivent enfin à devenir audible ? Pourquoi n'arrivais-tu pas lui avouer la vraie raison de ton énervement ? Lu Chen n'est pas n'importe qui. Il est l'un de ceux pour qui tu serait capable de remuer ciel et terre s'il le fallait. Tu ferais n'importe quoi pour lui, qui avait tant fait pour toi depuis toutes ses années où tu le connaissais.

Tu ne comptes plus les après midis où tu avais débarqué dans sa chambre sans le prévenir rien que pour le traîner dehors parce que tu ne tenais plus en place dans ta propre maison. Ni les soirs où vous vous étiez retrouvés dans la cabane commune à vos deux jardins, bien cachée dans le fond et qui vous servait de refuge depuis gamins et qui avaient entendu tant de choses, qui renfermaient tant de souvenirs. Et c'était toujours avec Lu Chen que tu les avais partagé. Alors ne pas pouvoir lui dire la vraie raison te frustrait davantage. Tu entendais chacun des mots que tu lui disais et la seule envie que tu avais à ce moment, c'était de te frapper la tête contre un mur. Comment pouvais-tu être comme ça avec lui ? Surtout avec lui.

Mais c'était plus fort que toi. Tu continuais de déblatérer des inepties les unes après les autres comme si tu ne contrôlais plus rien. Ça n'avait aucun sens et tu le savais. Mais tout ça te servait simplement à cacher les mots que tu n'osais lui dire. Et en vérité, tout ce que tu ne lui dirais probablement jamais. Tu n'étais pas du genre à déballer tes sentiments sur un plateau quand il le fallait, tu t'en sortais toujours mieux avec les gestes.

C'est l'une des raisons pour lesquelles tu n'avais jamais dit à quel point il comptait pour toi. Combien tu le remerciais d'avoir toujours été là, malgré le fait que tu ne sois pas quelqu'un de facile à vivre. Tes sœurs pourraient témoigner en sa faveur, elles qui te supportaient depuis ta naissance. Et tout ça, tu étais conscient de ne pas lui montrer assez, voire pas du tout. Mais Lu Chen, il te connaissait. Parfois mieux que n'importe qui à ta plus grande surprise.

« I’m not this kind of person and you know that » te dit-il.
Oh ça oui tu le savais. Peut-être mieux que n'importe qui. Les gens avaient tendance à prendre Lu Chen pour un insouciant, quelqu'un qui se laissait trop aller, un peu le genre d'imbécile heureux à qui tout souriait. Toi, tu savais que non. Derrière ce grand sourire, tu savais qu'il en cachait des choses : ses peines, ses rêves, ses espoirs. Qui se douterait de tout ce qu'il avait vécu, malgré son jeune âge. Lu Chen, c'est un cœur gros comme le monde avec de longues jambes. C'est toujours ainsi que tu l'avais vu. Depuis que tu étais haut comme trois pommes. Il avait été ton premier ami et tu espérais vraiment qu'il le reste encore longtemps. Alors peut-être-et tu espérais- qu'il avait compris que tes paroles cinglantes n'était qu'une façade. Qu'au final, la personne à qui tu en voulais le plus, c'était toi et pas lui.

Et peut-être qu'au final, il l'avait compris. A vrai dire, tu t'étais tellement perdu dans ton discours absurde que ce qui se passe par la suite te coupa dans ton monologue, comme un bon coup dans le ventre qui vous laisse sans voix et perdu, sans repère. En quelques secondes, tu t'étais retrouvé la tête enfouie contre sa nuque, t'étant rattrapé à son torse lorsqu'il t'avait tiré vers lui, ce mouvement de bascule t'ayant arraché tes dernières paroles dans un léger hoquet de surprise, comme si ton cœur avait loupé un battement ou deux. Tu sentais le sien battre sous ta paume, mais tu ne saurais dire si la cadence qui se jouait contre tes doigts était dû à ce soudain geste ou à la colère qu'avait dû ressentir ton ami pendant tout ce temps.

« Calm down Yu Wan, I’m here now ».
Oui il était là. Et tout ce que tu avais trouvé à faire, c'était de lui faire des reproches depuis le début au lieu d'agir comme l'ami que tu es censé être pour lui et de lui dire que tu étais content de le revoir et en un seul morceau. Au lieu de voir les bons côtés, tu n'avais vu que le négatif de tout ça. Et tout ça, parce que tu es un lâche. Tu es courageux pour bien des choses, mais pour faire parler tes sentiments, il n'y a plus personne. Et c'est l'un de tes nombreux défauts.

Malgré ça, Lu Chen était toujours là. Il était peut-être celui sur qui tu t'emportais le plus rapidement -et allez savoir pourquoi- mais peut-être celui qui réussissait à te calmer d'un coup. D'habitude, il n'y a que ta maman capable d'un tel exploit. Et comme avec ta mère, tu fermes les yeux tout en inspirant un grand coup avant de souffler lentement, d'une expiration un peu tremblante, faisant ainsi s'échapper toute cette colère inutile et épuisante. Et comme un enfant qui a besoin d'être rassuré, un petit garçon effrayé par la foudre, tu te laisses aller contre lui. Qui aurait pu croire qu'il y a seulement quelques secondes, vous étiez -majoritairement toi- en train de vous engueuler ? Même toi tu aurais sûrement du mal à le croire. Peut-être que Lu Chen aussi.

Après quelques minutes qui semblent s'être éternisé, le calme revient et là, tout de suite, tu te sens juste incroyablement con d'avoir réagi de la sorte. Tu en as même honte. Mais quelque part, tu te sens soulagé d'avoir vidé ton sac même si une chose te piquait la langue. Tu devais lui dire, qu'importe qu'il te trouve stupide ou tu ne sais quoi. Après tout, ce ne serait pas la première fois. Alors dans un geste un peu hésitant, tu ramènes la main sur laquelle tu ne prends pas appuie pour ne pas mettre tout ton poids sur ton ami, dans son dos, le serrant à ton tour contre toi. Et tu n'oses plus bouger. Ton cœur bat trop vite et Lu Chen doit sûrement le sentir, l'entendre. Toi tu n'entends que ça. Les mots que tu prononces se perdent dans un murmure :

« I missed you... ».

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Coming Home ▬ ft Liu Yu Wan

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