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 All I want is nothing more to hear you knocking at my door ft. Yun Jie

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MessageSujet: All I want is nothing more to hear you knocking at my door ft. Yun Jie   Sam 13 Sep - 23:39


Comme tous les matins au réveil, tu avais cru qu'aujourd'hui serait un jour tout à fait banal, comme ceux qui s'enchaînent désormais depuis de longs mois. Matin, après-midi et soir, tout est décalqué sur la journée précédente comme un film qu'on remet depuis le début, une chanson qui se joue en boucle sans avoir la possibilité d'en changer. Tu as fini par t'y faire, à ce quotidien un peu morne, tu dois bien l'avouer. Tu t'entraînes toute la journée, parfois plus, jusqu'à te retrouver seul dans les couloirs, jusqu'à ne pas pouvoir choper le dernier métro. Ce n'est pas comme si on t'attendait une fois la nuit tombée de toute façon.

Depuis ton retour en Corée et la signature du contrat avec l'agence, tu vivais seul dans un appartement beaucoup trop grand. Seul parce que les gars qui avaient un jour fait parti des Streets, avaient tous déserté, perdu espoir de se voir un jour remonter sur scène. Ils étaient tous rentrés chez eux et avaient refait leur vie. C'était comme si tout ce que vous aviez vécu depuis tout ce temps n'avait été qu'une illusion, une réalité que tu t'étais créée de toute pièce pour ne pas avoir à vivre un monde où espoir et rêve n'existaient pas. Alors plutôt que d'affronter la vérité, tu t'étais construit un univers pour tenir tes démons éloigné. Mais malheureusement, tout était bien arrivé. Le départ de ton frère, ta descente aux enfers, tes débuts, la chute de l'ASE, ta nouvelle vie en Chine et l'abandon de tout ce que tu avais reconstruit. Encore une fois. Et depuis, tout te semble morne et gris.

Mais aujourd'hui est un jour quelque peu spécial pour toi, enfin spécial par principe, parce que ça ne l'est pas tant que ça. Aujourd'hui, c'est ton anniversaire. Tu viens d'avoir 22 ans et comme à chaque fois qu'on te pose la grotesque question de savoir ce que ça fait d'ajouter un an au compteur, tu réponds la même chose : « Absolument rien ». Si ça ne tenait qu'à toi, tu ne le fêterais même pas. Ça te rappelait juste chaque année que tu n'aurais pas dû être là, que tu n'aurais jamais dû rester que ce petit bébé incapable de respirer par lui-même. Pour toi, ajouter une bougie, ce n'était que se rapprocher un peu plus du sort fatidique que la vie réserve à tout le monde. Alors, si ce n'était pas pour ton meilleur ami Kuma, qui de pur hasard, était né le même jour que toi, tu ne prendrais pas le temps de voir ce jour comme un événement à fêter. Depuis que tu le connais, à savoir maintenant depuis presque dix ans, Kuma a toujours tenu à ce que vous célébriez cette journée particulière. Mais après le départ de ton frère, tu avais davantage perdu l'envie d'arroser ça. Tu l'avais fait une fois et ça avait très mal fini. L'année suivante, ça avait été un peu plus festive, notamment parce que toutes les personnes auxquelles tu te tenais, avaient été présentes et même si Hoon Min manquait, on n'aurait pas pu t'offrir plus beau cadeau.

Mais cette année, les invités sont moins nombreux. À vrai dire, il n'y a que Hoon Jin et toi. Après avoir reçu un message de Kuma, à minuit pile pour être exact, tu l'avais appelé et l'avantage que tu avais trouvé à l'endroit où tu vivais, était que tu étais tout seul et que tu pouvais te permettre de crier aussi fort que tu le voulais. Tu lui avais hurlé « Joyeux Anniversaire ! » à en faire trembler les murs et entendre les rires de ton meilleur ami avait suffit à te remettre un peu de baume au cœur. Parfois, tu te demandais si tu aurais entendu autant de bon anniversaire sans lui. Peut-être pas et tu ne voulais pas le savoir. Mais malheureusement, il t'avait dit ne pas pouvoir venir aujourd'hui. Tu étais quelque peu déçu, mais ce n'était pas de sa faute. Tant que tu lui avais souhaité tout ce qu'on peut souhaiter de bien pour quelqu'un qui avait tant donné, tu étais heureux.

C'est donc avec ton petit frère que tu passes la soirée, juste lui et toi. Il t'a proposé plus tôt dans la journée d'aller boire un verre pour fêter ton anniversaire et même si t'as pas vraiment la tête à t'amuser, tu sais qu'il ne t'aurait pas lâcher de toute façon. Depuis quelques mois, ta relation avec Hoon Jin avait considérablement changé. Tu ne sais pas par quel miracle ou ce qui c'était passé dans sa tête, mais t'étais bien trop content à présent pour savoir le pourquoi du comment. En fait à ton retour, alors que tu avais reçu la raclée de ta vie par un père plus que furieux contre toi, il avait été là pour t'accorder ce que tu recherchais depuis que tu avais laissé derrière toi une vie à laquelle tu avais tenté désespérément te t'accrocher. Il t'avait souri sincèrement et c'était comme si le mur entre vous deux avait commencé à se fissurer.

Alors même si vous n'étiez pas aussi proches que quand vous étiez petits, tu n'échangerais pour rien au monde ce que tu avais à présent. Enfin si, peut-être. Mais tu avais sûrement trop honte pour l'admettre. Et penser à tout ça ne t'aidait à voir les différentes nuances que la vie t'offrait. Mais à vrai dire, tu t'en fichais. Tu n'avais plus que tes souvenirs pour pleurer et  te convaincre que c'est tout ce qu'il te resterait de ta relation avec celui que tu connaissais depuis que tu étais haut comme trois pommes, t'alourdissait le cœur, comme si un bloc de béton avait pris place sous ta poitrine et ne faisait que te tirer vers le bas, te rapprochant de ce gouffre qui t'avait recueilli lorsque tu n'avais plus la force de lutter. Tes vieux démons étaient toujours là, à taper contre la porte du placard dans lequel tu te réfugiais avec Hoonie, ce petit garçon à qui tu cachais tant de choses. Tu les entendais frapper sur le bois, cherchant à t'attirer de l'autre côté, là où il était plus facile de vivre et surtout, si facile de se détruire. Tu le savais, tu y avais déjà mis les pieds et même si la proposition t'avait à plusieurs reprises paru être la meilleure chose à faire, la même voix, la sienne, t'empêchait toujours de te noyer dans un cauchemar sans fin. Quel paradoxe d'être celui qui te sauvait quand il était celui pour qui tu risquais de replonger...

L'histoire se répétait, mais le personnage principal n'était plus le même. Il y a deux ans, ça avait été ton frère. Son départ, tu ne l'avais pas vu venir et il ne t'avait pas non plus prévenu. Peut-être l'aurais-tu mieux accepter s'il t'avais mis au courant. Tu n'aurais pas eu l'impression qui t'abandonnait lui aussi. Mais tu doutais que le savoir t'aurait faciliter les choses. Non, ton frère s'en allait, c'est tout ce que tu aurais enregistré. Et puis, aurais-tu été assez persuasif pour le faire rester dans une famille bancale, où il ne se sentait pas à sa place ? Absolument pas. Comme tu n'avais pu empêcher Yun Jie de s'éloigner il y sept mois maintenant. Tu t'étais senti tellement impuissant lorsque tu remarquais un peu plus chaque jour, que quelque chose avait changé, que tout ne serait plus jamais comme avant. Tu faisais de ton mieux pour ne pas y penser, mais c'était plus fort que toi. On t'obligeait à regarder des films de ce que tu n'aurais jamais plus l'occasion d'avoir ni de revivre. Tu voulais que tout s'arrête, mais tu t'accrochais à ces souvenirs parce que, quelque part, c'était tout ce qui te restait de vous. Et tu n'étais pas encore prêt à tout laisser derrière toi. Non pas encore. Contradictoire aurait sûrement dû être ton deuxième prénom.

La soirée avec ton frère se passe pour le mieux. Ça te fait du bien de le retrouver et au final, avoir accepté de sortir n'a pas été une si mauvaise idée. Tu le remercies d'avoir pris l'initiative sinon tu aurais sûrement encore passé une bonne partie de la nuit à t'entraîner jusqu'à t'effondrer par terre. Même si l'envie t'avais pris quelques minutes avant de quitter l'appart, tu t'étais dit que tu devais bien ça à ton petit frère.

Il est un peu plus de 23h quand tu pousses la porte de ton domicile. Et comme chaque soir, seul le silence t'accueille et tu te dis que tu aurais dû demander à Jinnie de passer la nuit ici, comme la semaine dernière quand tu avais été à deux doigts de craquer et de retourner à tes vieilles habitudes. Et maintenant que tu es seul, tu luttes. Tu ne supportes plus cette solitude qui te bouffe de l'intérieur et qui te fait douter chaque minute du chemin que tu prends. Plus les jours passent, plus tu te dis que tu aurais dû faire comme les autres et recommencer ta vie, faire comme Hoon Min et disparaître de celle de tout le monde.

Alors quand ce genre de folie t'assaille, tu fais la seule chose qui te calme encore. Tu t'allonges au milieu de ce salon dénué de toute vie et tu fixes le plafond, mains croisées sur le thorax et tu écoutes le rythme du tambour qui joue contre ta cage thoracique. Tu es vivant et en ce jour de ton vingt-deuxième anniversaire, tu essaies d'imaginer ce qu'aurait été ta vie si tu avais pris un chemin différent. Si tu ne t'étais pas pris de passion pour le piano, si tu n'avais pas rencontré Yun Jie, si vous n'aviez pas déménagé, si tu n'avais pas chercher désespérément à passer les auditions, si Kuma n'était pas devenu ton meilleur ami, si tu ne t'étais pas acharné toutes ces années, si ton frère n'était pas parti... Mais tu n'as même pas le temps de te projeter dans un monde qui te semble encore plus désastreux que celui dans lequel tu vis, qu'on frappe à la porte. Mais tu n'attends personne.

Peut-être que c'est Kuma qui débarque pour te faire une surprise. Peut-être que ton frère revient chercher le pull qu'il a oublié. A cette heure-ci, tu doutais vraiment qu'il s'agisse d'une livraison. Et puis, tu n'avais rien commandé. Tu te lèves, de plus en plus persuadé que c'est ton frère qui se trouve derrière la porte. Jusqu'à la dernière minute, tu le crois vraiment. Mais quand celle-ci s'ouvre, ce n'est pas ton frère. Ni Kuma. Mais ce visage ne t'est pas inconnu. Oh non, loin de là. Tu peux presque dire que tu le connais par cœur. Et pourtant, tu as l'impression de le découvrir pour la première fois. La surprise est telle que tu penses être en plein rêve, ça te cloue sur place et tu n'oses plus bouger de peur que tout s'évanouisse d'une seconde à l'autre. De peur que ta vision ne te fasse défaut. De peur que Yun Jie ne soit pas vraiment là, devant toi.

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MessageSujet: Re: All I want is nothing more to hear you knocking at my door ft. Yun Jie   Ven 30 Jan - 11:07

Le premier sentiment qui t'avait assailli ce matin au lever, c'était cette boule qui te tenaillait le ventre, qui te donnait l'impression d'avoir l'estomac au bord des lèvres et la respiration courte. Un sentiment que tu connaissais, mais n'avais jamais expérimenté dans ce contexte-là : L'appréhension, le stress.

Récemment, tu t'étais laissé guidé par les sentiments, et lorsque ces derniers prenaient le dessus, tu n'avais plus grande emprise. Tu étais du genre à te laisser te noyer dans tes propres émotions jusqu'à ce qu'un autre vienne te repêcher et te remettre sur une nouvelle route.

C'était la jalousie qui avait commencé toute cette descente aux enfers. Alors que tu avais eu l'impression de reprendre le dessus, de retrouver un semblant de vie qui te plaisait, même si tu ne vivais que dans l'attente, l'expectative de pouvoir retrouver ton métier, ton statut initial ; malgré cette lente agonie, tu avais pu vivre. Pendant des mois, la pente ascendante s'était faite moins dure, et tu avais atteint un plateau, une oasis, un endroit où tout était calme et plat, une aire où tu pouvais te reposer avec ton entourage. Mais vite, l’événement de ce mois de décembre, son annonce à lui quant au contrat qu'il avait signé, avait réveillé plusieurs nouveaux sentiments. Ou plutôt, des anciens amis à toi, des sentiments qui avaient bercé le début de ton hiatus : L'amertume. Le désespoir quant à ta situation. Mais aussi des nouveaux sentiments qui avaient fait un mauvais mélange et semblaient te rendre fou tant ils étaient contraires : La jalousie, et la joie. La joie pour lui. Qu'il puisse bientôt enfin s'en sortir. Qu'au moins l'un de vous deux puisse bientôt retrouver les planches, retrouver tout ce pourquoi vous aviez donné toute votre jeunesse. Lui, comme Daehyun, allaient pouvoir bientôt retrouver le chemin des entraînements, de la transpiration, de ces heures de travail en continu, de ces horribles nuits blanches pour tourner des clips, de ces embûches et de ces foutus photo shoots. Tout ce qui rythmait votre quotidien à tous avant le hiatus, et tout ce que tu pensais ne pouvoir plus jamais retrouver.

La joie était réellement là, tu la ressentais vraiment pour eux, autant pour lui que pour ton meilleur ami ; pour les autres personnes que tu connaissais et qui reprenaient le chemin de la célébrité avec un nouveau contrat et une nouvelle agence. Mais la jalousie, et l'amertume avaient été plus forts.

Les disputes s'étaient multipliés, les malentendus, les quiproquos que tu n'avais jamais voulu éclaircir, que tu préférais ignorer : Tu préférais laisser la situation s'envenimer plutôt que devoir t'expliquer et mettre des mots sur ces sentiments honteux que tu ressentais. Ta fierté était malheureusement bien trop forte pour que tu puisses paraître pour le faible, et que tu sois celui qui ai besoin de s'expliquer. Et que lui aurais-tu dit, après tout ? Je suis heureux pour toi mais je suis jaloux de toi ? J'aimerais que ça m'arrive aussi ? Ou même des pensées qui t'effleuraient parfois l'esprit mais qui te faisaient honte telles que « Pourquoi toi et pas nous ? Tu n'étais qu'un indie, et on était des Man Yue », beaucoup de réflexions que tu essayais d'enterrer au plus profond de toi-même, pour les oublier, les ignorer. Pour permettre à votre relation de continuer. Mais en vain. Tu sais qu'il avait vu une différence, qu'il avait probablement été blessé que tu réagisses de la sorte, que tes réels sentiments soient tellement visibles et lisibles sur ton visage, toi qui d'habitude fait des prouesses lorsqu'il s'agit de cacher ce que tu penses réellement. Mais pouvais-tu réellement lui mentir, quand parfois, tu ne voyais en lui plus qu'un rival, une chance de moins pour toi de retrouver le chemin de la musique.

Après son départ, auquel tu n'avais pas voulu assister, ce fut la solitude qui te gagna, et t'envahit entièrement. Une solitude et un désespoir encore plus grands. Vous ne vous échangiez plus de messages, et il en allait de même pour ton meilleur ami. Autour de toi, plus grand monde n'était dans la même situation que vous, et tu n'avais plus que comme seule personne qui te comprenait, ton ami MingXian. Tu avais essayé de rester occupé, de te dire que à la fin de cette année, si tu n'avais toujours pas retrouvé d'agence, tu quitterais l'idée de retourner à cette vie d'antan. Que tu finirais par tout abandonner, réellement et que tu retournerais sur les bancs de l'école, chez tes parents, pour pouvoir t'instruire et trouver un nouveau métier. Avec le désespoir, la sensation de vide, c'était aussi le sentiment d'assurance qui avait fini par revenir, avec cette décision de tout quitter dans quelques mois. Après tout, ce n'était pas si mal si vous ne vous contactiez plus. Une fois que tu serais retourné à une vie normale, il n'aurait pas besoin de rester en contact avec toi, et tu ne sais pas vraiment si tu aimerais continuer à être lié à ce domaine, d'une manière ou d'une autre.

Ou du moins, c'est ce dont tu essayais vainement de te convaincre pour rendre le fardeau de la solitude moins lourd.

Avec le recrutement de Pulse chez la QuDiao, c'est le soulagement, la joie, l'euphorie de ne pas avoir à tout abandonner qui te saisissent. Mais dès lors, c'est aussi un sentiment de solitude encore plus acéré. Le sentiment de ne plus avoir personne d'autre que MingXian à tes côtés, de ne pas pouvoir profiter de cette bonne nouvelle, d'avoir laissé tomber tout le monde, et de ressentir désormais l'amer goût du regret.

Il t'a fallu des mois avant de pouvoir te décider à remettre les pieds en Corée du Sud pour venir réparer les dégâts. Des mois de rancœur envers toi-même, et de rancœur envers eux deux (car c'est plus facile de te dire que c'est de leur faute, plutôt que de la tienne). Mais malgré tous les mensonges que tu t'es raconté tous ces mois pour ne pas abîmer ta fierté, tu savais dès le début que tu étais celui en tort, et qu'il faudrait que tu ailles réparer tes conneries. Non pas seulement pour arranger les choses, mais surtout car ils te manquaient tous deux. Réellement. Et tu avais beau essayer de te convaincre du contraire, tu tenais beaucoup plus à eux que tu ne voulais te l'admettre.

Alors tu es là, planté devant la porte de Hoonbyeol, le jour de son anniversaire, en plein septembre. Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu as attendu ce jour-là pour revenir, tu penses que tu vas te faire totalement envoyer balader, et honnêtement... tu le mériterais. Ça fait depuis plusieurs jours que tu es ici, en Corée du Sud, et tu es déjà allé voir Daehyun. Évidemment, cela a été une confrontation plutôt violente, tu ne t'attendais pas à moins, mais tu n'avais pas eu peur d'aller le voir. Peur qu'il te rejette, peur qu'il te traite de tous les noms, mais au final, tu te disais, tout au fond, que Daehyun pourrait pas te rejeter bien loin et qu'avec un peu de pushing, tu finirais par tout réparer.

Pour Hoonbyeol, c'était différent. Votre relation avait été différente, et tu ne t'étais jamais investi de telle manière dans une relation auparavant. Hoonbyeol, ca avait été Hoonie, comme un petit frère, un petit protégé que tu avais essayé d'aider du mieux que tu avais pu au départ. Un petit garçon qui te faisait de la peine et qui essayait en vain de te réconcilier avec son frère lorsque tu l'avais revu. Un jeune homme qui était comme un inconnu lorsque tu avais fini par aller le chercher de toi-même, après le départ de Hoonmin. Une personne qui avait vu tes faiblesses et t'avait soutenu, une personne qui avait finit par devenir celui qui était le plus cher à tes yeux. Celui que tu redoutais de voir partir, bien que tu joues les fiers et les durs, et que tu avais finalement plus ou moins chassé de par ton comportement.

Il ne s'était pas passé un seul jour sans que tu penses à lui, que tu te demandes comment il allait, s'il ne s'épuisait pas trop, s'il pleurait encore dans son coin car il manquait d'amis à qui se confier à propos de tous, s'il avait repris ses bêtises, ses beuveries et le foutage en l'air de sa vie. Mais l'oeil sur les nouvelles de son agence, tu avais pu remarquer qu'il n'avait pas l'air d'avoir repris le mauvais chemin. Rassuré, tu voulais te convaincre que tu l'étais. Tu l'étais peut-être, mais le voir sur des écrans, et observer son regard un peu vide, ne faisait qu'augmenter ce sentiment de manque, de vide. Une personne te manquait et tu avais l'impression que c'était quelque chose en toi que tu ne retrouvais plus.

Tu avais réfléchi des milliers de fois sur comment l'aborder : Aller à une de ses répétitions ? C'était difficile maintenant que vous n'étiez plus dans la même agence. Aller à un de ses évènements ? Trop risqué, tu pouvais te faire reconnaître. Aller chez lui un soir à l'improviste ? C'était la seule solution qui semblait correcte, mais fallait-il qu'il te laisse au moins rentrer dans le dortoir pour ne pas provoquer une dispute incommensurable dans le couloir.

Que lui dire ? Lui que tu avais abandonné, lui que tu savais qui devait être anéanti après qu'une deuxième personne importante l'ai laissé tomber. Ce n'était pas toi qui était parti cette fois sans rien lui dire, mais tu savais qu'il devait avoir le même sentiment. Au même titre qu'Hoonmin l'avait fait 3 ans plus tôt, tu avais lâché la main de Hoonbyeol, et tu le connaissais. Tu savais qu'il ne devait pas aller bien. Mais en même temps, cela faisait bientôt un an que vous ne vous étiez plus parlés. Comment pouvais-tu être aussi insensible, aussi prétentieux ? Peut-être qu'il avait rencontré quelqu'un qui lui avait de nouveau tendu la main et qu'il t'avait déjà oublié, qu'il avait tourné la page.

Les jours où tu te disait que cela était possible, tu pensais que ça serait pour le mieux. Qu'il aurait peut-être trouvé quelqu'un qui serait mieux pour lui, quelqu'un qui prendrait soin de lui. Quelqu'un de mieux que toi. Mais dès que tu penses à ça, l’égoïste jalousie reprends le dessus et te rappelle que si peut-être, lui, a tourné la page, toi, tu auras besoin de temps avant de pouvoir le faire.

Tu repars dans 3 jours pour la Chine, car vous êtes en préparations finales de votre début. Chaque jour depuis que tu es là, tu t'es demandé comment tu pourrais venir le rencontrer, au moins pour clarifier les choses. Mais la peur te tiraillait au ventre. Aujourd'hui encore, tu avais presque abandonné de venir le voir. Malgré le stress qui t'avait assailli dès le matin, tu avais repoussé encore et toujours le moment pour toi de te lancer. Tu te disais qu'il devait être en train de travailler, et tu espérais que ce soir, il aurait quelqu'un avec qui fêter son anniversaire. Tu n'en doutais pas. Enfin si, un peu, mais tu préférais te dire qu'il avait des gens sur qui compter. Tu aurais pu ne pas venir, repartir simplement dans trois jours sans l'avoir vu, le laisser probablement à ce qui devait être sa vie désormais. Mais au fil de la journée, ce sentiment t'avait tiraillé, assailli et perturbé.

Et si... ? Et si il était dans le même état que toi, et si il était seul ce soir pour son anniversaire, et si il se sentait seul et vide ?

Ce sont toutes ces pensées qui finissent par t'amener là où tu es maintenant. Devant la porte du dortoir des Streets, en ce soir de septembre, aux alentours de 23h15. C'est la troisième fois depuis 5 minutes que tu fais demi-tour, et que tu finis par revenir sur le palier.

La panique t'assaille un peu, un sentiment que tu n'as pas l'habitude de ressentir dans des situations comme celles-ci, personnelles. Mais tu reprends ton souffle, remets ta veste en cuir droite sur tes épaules et prends ton courage à deux mains. Pas question de se dégonfler maintenant que tu es là. Quitte à passer pour un con, autant le faire maintenant que tu as fait tout ce chemin. Une inspiration, tu toques quatre coups sourds à la porte. Une expiration, tu entends quelqu'un venir t'ouvrir.

Lui se fige, toi aussi. Vous vous jaugez du regard pendant un moment, peut-être quelques secondes, peut-être quelques minutes. Ni toi ni lui bougez. Il a les cheveux noirs, il a l'air d'avoir perdu du poids, et il a l'air étonné de te voir. Étonné serait même un mot faible.

Tu veux dire quelque chose, mais tu te sens tellement con, là à être en face de lui, à le regarder avec des yeux de merlan frit, sans avoir aucunes idées de quoi lui dire. Les sons restent coincés dans ta gorge, et tu te demandes si un jour un son va sortir de ta bouche, parce que là, tu as clairement l'air débile.

« Byeol... »

Tu as l'air encore plus débile, mais tu ne sais pas trop quoi lui dire d'autre. De toutes les manières, c'est ridicule que tu te retrouves là, devant lui alors que tu as fait silence radio pendant presque un an. Et tu ne sais pas trop par quoi commencer. Tu aimerais tout lui déballer, le laisser te traiter de tous les noms et t'envoyer balader, te frapper s'il le veut. Mais alors que toutes ces pensées te traversent l'esprit, tu te rends compte que vous êtes dehors, à sa porte. Et que cela serait mieux de faire ça à l'intérieur.

« Je sais que tu dois avoir envie de m'envoyer chier et tu aurais raison. Mais j'aimerais m'expliquer et m'excuser. Mais j'ai pas envie de créer un drame sur le palier... »

Tu le regardes avec des yeux tristes, car tu l'es. De savoir qu'à cette heure-ci, le soir de son anniversaire, il est chez lui, et vu qu'il n'y a aucun son qui sort de son appartement, seul. De te rendre compte que tu as passé autant de temps loin et sans prendre de ses nouvelles. Le simple fait de le voir en face de toi te rappelle à quel point tu tiens à lui et à quel point il t'a manqué. Atrocement.

Tu espères juste, égoïstement, que c'est la même chose pour lui, et que malgré sa rancœur, il te laissera rentrer à l'intérieur.

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