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 Who are you, really - ft. Kim HoonByeol

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MessageSujet: Who are you, really - ft. Kim HoonByeol   Mer 1 Oct - 6:27

Des années que tu n’as pas vu HoonByeol, que tu n’as pas cherché à le voir. La dernière fois que vous vous êtes croisés remonte à la dernière altercation dans un café, il y a des années. Evidemment, tu l’as recroisé dans les couloirs de l’ASE à quelques occasions, mais tu l’as toujours ignoré, et il n’a pas cherché à te parler. En même temps, vu comment tu t’es conduit à votre dernière rencontre, il a de quoi ne pas vouloir revenir te parler. Ca ne t’a pas dérangé, parce que de base, c’est toi qui a cherché ça. C’est toi qui as coupé les ponts avec son grand frère HoonMin, et c’est toi qui a refusé la confrontation avec Byeol, pour éviter tout reproches. La décision avait été faite sur un coup de tête, et tu sais très bien que Byeol t’aurait regardé avec ses yeux de chiots pour savoir pourquoi tu avais coupé les ponts avec son grand-frère adoré. Tu l’avais prévu, et c’est ce qu’il s’était finalement passé lors de votre dernière confrontation, dans ce fameux café.

T’as pas été très gentil avec lui à vrai dire, mais il le fallait. Et puis, le gamin ne savait même pas qu’au final, tu avais fini par reprendre contact avec HoonMin. Contre ton gré d’une certaine façon, puisque tu l’as appelé une fois alors que tu étais complètement bourré – une de ces rares fois où tu avais pu t’échapper avec Dae Hyun pour boire comme un trou – et tu n’avais pas eu d’autre choix que … de reprendre contact. Ça t’apprendra à te bourrer à la gueule avec ton téléphone dans ta poche. Ou même d’avoir eu la connerie de garder le numéro d’HoonMin dans ton répertoire, comme une minette garderait le numéro de son premier amour. Sans excuses de ta part, il avait quand même saisi l’intention, et vous aviez repris contact de manière régulière.

Tout ça pour dire qu’il y a quelques jours, HoonMin a demandé à te voir et vous vous êtes retrouvés dans une salle de l’ASE pour discuter. C’est là qu’il t’a annoncé qu’il partait, qu’il quittait tout. Tu n’as rien dit, tu n’as pas demandé où, il ne te l’a pas dit non plus.  Tu lui as juste souhaité bonne chance, lui a dit que c’était vraiment con, mais en même temps, il est assez grand pour s’occuper de lui-même et il ne t’a jamais reproché tes actions, donc de quel droit pourrais-tu juger ses actions à lui ? Il a déjà un père et une mère, une famille, c’est pas ton putain de rôle de le couver. Ca ne t’a pas empêché de songer à Hoonie, et à se demander comment il avait vécu la désertion de son frère, vu que HoonMin était tout pour le plus jeune. Mais tu n’y avait pas réellement pensé, ni voulu envoyer de message, t’étais pas non plus la vierge marie.

Mais c’est quand tu as entendu des échos par Dae Hyun d’un gars qui allait commencer chez les indies et qui se comportait comme un petit con, et que ton meilleur ami avait évoqué l’envie de lui couper les parties masculines pour qu’il comprenne la vie, tu ne t’attendais pas à ce que le nom de cette personne soit HoonByeol. Comment est-ce que Hoonie avait pu devenir un tel petit con ? Bien que tu n’en avais rien à faire de lui, tu ne pouvais pas t’empêcher de songer à combien le départ de son frère avait dû l’affecter. Et ça te faisait super chier de l’avouer, mais tu t’inquiétais pour le gosse.

C’est pour ça qu’aujourd’hui, tu es là, comme un con, devant la porte des dortoirs des futurs indies. Tu sais qu’ils doivent débuter bientôt, et tu te dis qu’au moins, tu peux remettre un peu de plomb dans sa petite tête pour qu’il ne détruise pas ses chances de débuter, et tous les rêves qu’il a accumulés jusqu’ici. Putain, t’es vraiment mère Theresa en fait. Cassons nous d’ici avant que Daehyun te trouves là et se foute ouvertement de ta gueule pour être quelqu’un de sensible. Ouais, il est temps de se casser.  Tu es sur le point de rebrousser chemin quand tu entends du bruit à l’intérieur et tu t’immobilises, le regard fixé sur la porte et tu fais un pari : si c’est Hoonie, tu feras ce que tu es venu faire, si c’est quelqu’un d’autre, tu lui adresseras un vieux regard et retournera à ta chambre pour préparer tes affaires pour ton départ de demain.

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MessageSujet: Re: Who are you, really - ft. Kim HoonByeol   Jeu 2 Oct - 3:57

Hoon Min est parti. C'est ce que tu ne cesses de te répéter depuis le jour de sa disparition. Et pourtant, tu n'arrives toujours pas à y croire. À chaque personne que tu croises, tu espères reconnaître son visage et son sourire bienveillant. À chaque message ou coup de téléphone, tu te jettes sur ton mobile de peur de louper ne serait-ce qu'un seul appel. À  chaque coup contre la porte de ta chambre, ton cœur se met à battre la chamade car tu n'attends qu'une chose : que ton grand frère soit de l'autre côté et qu'il te dise qu'il ne s'en ira plus jamais. Pourtant, les jours passent et il n'est toujours pas là.

Ton grand frère avait toujours été le fils parfait et il excellait dans tout ce qu'il faisait, que ce soit pour les études ou pour les relations sociales. En plus de cela, physiquement, il fallait dire que ton frère était loin de laisser les jeunes demoiselles indifférentes. Tu avais même des soupçons sur la gente masculine. Enfin bref, ton frère était un modèle de perfection. Tout le contraire de toi.

Toi, tu es le vilain petit canard de la famille, celui qui a causé tant de soucis à ses pauvres parents, celui qui ne mettait jamais les pieds en dehors de sa si jolie maison. Le petit garçon qui craignait tout et qui préférait rester jouer dans le placard de sa chambre, à rêver d'aventures alors qu'il n'osait jamais mettre le nez dans son propre jardin. Mais Hoon Min a toujours été là pour toi et il avait bien été le seul. Si tu n'étais pas le préféré de tes parents, ton grand frère aurait donné la Terre entière pour toi. Alors tu ne comprenais pas pourquoi il était parti sans rien te dire.

C'est en rentrant au dortoir un soir que la nouvelle est tombée. Tu avais balancé tes affaires sur ton lit avant de t'écrouler dessus. C'est là que tu as remarqué l'enveloppe qui se trouvait sur ton oreiller. Tu pensais qu'il s'agissait de tes résultats du semestre et que l'un de tes camarades de chambre te l'avait alors déposé sur ton lit. Mais tu avais reçu tes notes pas plus tard que la semaine dernière.

Tu te relèves et déchires la colle sans la moindre délicatesse. Il t'a suffit d'une fraction de secondes pour reconnaître l'écriture qui était encrée sur le papier. Hoon Min. Tu laisses un petit rire s'échapper de tes lèvres. À ce moment-là, tu en étais encore capable. Tu lis la lettre une fois, puis deux, puis trois. Au bout de la septième fois, tu n'en comprends toujours pas les mots.

« Byeol, c'est ton grand frère. Recevoir une lettre de ma part doit te sembler bizarre, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour te dire au revoir. Je n'en aurais pas été capable de te faire mes adieux de vive voix. »
Des adieux ?
« Je m'en vais Byeol. Je ne peux pas te dire où car je sais que tu chercherais à me retrouver. Sache que j'ai bien réfléchi avant de prendre ma décision et je suis sûr de mon choix. La vie que Papa et Maman ont décidé pour moi, n'est pas ce que je veux. Ils ne savent même pas que j'ai abandonné la médecine il y a déjà plus d'un mois. Mais toi mon petit frère, j'espère que tu me comprendras. »
Non, tu ne comprends pas.
« Je suis désolé de te laisser ainsi, j'ai même pensé à t'emmener avec moi. Mais je ne pouvais pas me permettre de gâcher ta vie, tous les efforts que tu as accomplis jusque là pour atteindre tes rêves. Alors ne baisses pas les bras Byeol. Je sais que tu y arriveras, j'ai toujours cru en toi. Et puis, j'ai bien vu que tu étais maintenant capable de te passer de moi, n'est-ce pas ? »
C'est faux.
« Tu n'es plus le petit Hoonie qui me tenait fermement la main dès qu'on s'aventurait dehors. Tu as bien grandi et je suis si fier de toi Hoon Byeol. Hyung t'aime énormément. »
Pas assez pour rester...

Ce jour-là, tout ce en quoi tu croyais, était parti en fumée. Même Hoon Min, ton propre frère, ton modèle, ton équilibre, même lui t'avait abandonné au moment même où il avait décidé de disparaître. Tout s'effondre et tu ne peux rien y faire. Hoonie n'est alors plus jamais ressorti de son placard.

Hoonie a laissé place à Hoon Byeol. Le garçon qui n'a plus confiance en personne, que tout le monde méprise autant que lui méprise le monde et sa propre famille, ses amis et même sa propre vie. Tu as finalement ouvert les yeux sur tout ce qui t'entourait et tu sais que plus rien ne serait comme avant. Et tu ne le veux pas. Il fallait au contraire, que tout change.

Et le changement a commencé par une chose tout simple, qui semble être anodine pour certains, mais pour toi, le petit bonhomme qui avait toujours suivit les règles sans se plaindre, qui avait toujours tout fait pour garder le peu de considération que ses parents lui adressaient encore, pour toi, cette petite chose fut le premier pas vers un chaos sans fin.

Rouge. Ça a toujours été ta couleur préférée. Il était bien normal que ce soit de cette couleur que tu décides de teindre ta chevelure. Après ça, tu as commencé à fréquenter les bars, les clubs undergrounds en solitaire et par la suite avec tes camarades de beuverie que tu avais eu l'occasion de rencontrer lors de tes sorties nocturnes. Et interdites. Car bien évidemment, pour aller t'amuser un peu, il fallait oublier un instant le couvre feu imposé et toutes les règles qui suivaient. Mais ça, ce n'était plus ton problème. Tu ne t'es jamais fait prendre, mais tant pis si ça arrivait.

L'alcool et les cigarettes étaient rapidement devenus les seuls amis sur qui tu pouvais encore compter. Tu ne répondais plus à aucun coup de fil, ni aucun message. Tu faisais l'école buissonnière quand les verres de la veille te donnaient l'impression d'avoir une pastèque à la place de la cervelle. Et tu avais aussi commencé à délaisser les répétitions alors que les débuts du groupe arrivaient à grands pas. Dans les couloirs de l'agence, tout le monde semblait connaître ton prénom, mais ce n'est pas comme si tu y accordais une quelconque importance. Qu'ils parlent ces abrutis ! Tu savais qu'on ne disait rien de bien à ton sujet et à vrai dire, ça te faisait sourire plus que t'anéantir. Encore aurait-il fallut qu'il reste quelque chose d'autre que ta coquille vide à détruire. Mais ça, tu le faisais déjà très bien tout seul.

Ce soir encore, tu t'apprêtes à sortir. À descendre les verres d'alcools à ne plus pouvoir les compter. À laisser le tabac consumer tes poumons avant d'écraser les cigarettes contre le bitume. À écouter cette bouillie qu'ils appellent musique tandis que tu briserais les illusions puériles d'un ou deux demoiselles. Bref. Une belle soirée qui s'annonce en perspective. Et tu ne laisserais personne troubler tes plans. Du moins, tu n'avais pas pensé qu'il y aurait quelqu'un pour ça. Jusqu'à ce que tu ouvres la porte de ta chambre, prêt à partir.

Tian Yun Jie.

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MessageSujet: Re: Who are you, really - ft. Kim HoonByeol   Dim 5 Oct - 7:54

Celui qui t’ouvres la porte, ce n’est pas Hoonie. Ce n’est même pas l’ombre du garçon que tu as connu et que tu as envoyé chier il y a de ça quelques années. Le garçon qui se tient devant toi ne ressemble que vaguement à la personne que tu as laissé tomber dans ce café. Le garçon qui se tient devant toi ne partage qu’avec Hoonie des traits de visage commun. Et pourtant, c’est bien lui, c’est bien celui que tu es venu voir ce soir.

C’est quoi cette chevelure rouge pétante qu’il arbore ?? Tu plisses les yeux, un peu contrarié par la couleur. Tu as été du genre à faire la gueule pendant plusieurs jours après qu’on ait décidé de te donner des cheveux blonds pour un style « plus innocent et angélique », alors vraiment, un rouge comme ça, c’est plus qu’une idée saugrenue, c’est juste une connerie. Et en plus, la couleur te pète les yeux, vraiment tu te demandes ce qui est passé par la tête du plus jeune pour décider de son plein gré de rendre tout son entourage aveugle.

Lui, il a l’air légèrement surpris de te voir, et te fixe silencieusement. Tu descends les yeux vers ses mains et voit une cigarette entre ses doigts. L’ombre d’un rictus se dessine sur tes lèvres parce que d’une certaine manière, tu as l’impression que le plus jeune est réellement rentré en période rebelle. Tu en as entendu des belles des autres gens de l’ASE sur son sujet, mais tu n’y as jamais vraiment cru, tu n’y croyais pas, du moins jusqu’à ce que tu le vérifie de toi-même.

Ouais, ben là, c’était vérifié. Bon, maintenant que c’est vérifié, t’as presque envie de tourner les talons parce que d’une certaine manière ça te fait un peu chier quand même de devoir passer de ton temps à devoir raisonner quelqu’un qui apparemment n’est même plus l’ombre de ce qu’il était auparavant. Si ca avait été n’importe qui, tu l’aurais probablement fait, d’ailleurs, t’aurais jamais été assez con pour venir ici dans un premier lieu. Mais c’est Hoonie, ou du moins ce qu’il reste de lui, et tu dois bien quelque chose à HoonMin pour avoir accepté de te reparler sans demander des comptes. Tu peux bien au moins essayer de ramener son petit frère sur le droit chemin, au moins une fois.

Et profondément, très profondément, tu ne peux pas t’empêcher de ressentir un peu de compassion pour le gosse. Parce que tu as vécu une rupture dans ta vie, un peu comme lui, et que tu as réagi exactement de la même manière : la rébellion et le renfermement sur soi. Tu imagines bien combien le départ de Hoonmin a du détruire le plus jeune des deux frères. Tu te souviens vaguement de son admiration sans faille à son aîné, et de son innocence extrême, de sa timidité maladive. Et tu te doutes bien qu’il a du très mal prendre le départ de HoonMin pour virer aussi radicalement d’attitude.

Par contre, tu sais pas trop quoi lui dire maintenant, et tu te sens un peu comme un con, planté là, les bras ballants le long de ton corps, le regard fixé sur lui. Tu es censé lui dire quoi : Ça fait longtemps ? Qu’est-ce que cette couleur de merde ? Il parait que tu fais des conneries ? Après tout, tu es sûr que vu son look et son regard déterminé, et vu votre dernière confrontation, il va t’envoyer chier autant que tu ne l’as fait la dernière fois.

Tu soupires, un peu agacé de devoir faire le premier pas, mais tu finis par t’y résigner, le plus jeune d’entre vous semblant un peu immobilisé et dans un silence que rien ne semble pouvoir briser.

« Salut » tu dis d’une voix un peu rauque.

T’as vraiment l’air d’un con comme ça, voilà la magnifique entrée en matière quoi, bravo Yun, bravo, clairement la plus brillante des entrées que tu aurais pu faire. Mais même si à l’intérieur, tu n’en mènes pas large parce que tu ne sais pas comment lui parler sans le brusquer, tu ne laisses rien transparaître sur ton visage. Tu ne lui adresse pas un sourire, tu te demandes juste comment t’en sortir.

Au final, ça ne fait que quatre semaines que HoonMin est venu te voir pour t’annoncer qu’il partait, et tu te doutes que Hoonie a dû l’apprendre à peu près au même moment. Tu te doutes que ton ami a sûrement évité la confrontation avec son cadet pour ne pas avoir trop de regrets sur le départ. Vraiment, HoonMin a clairement fait le con. T’es presque en train de plaindre le gamin quand ce dernier se remets à bouger. Il ferme la porte de son dortoir derrière lui et t’ignores en continuant son chemin vers la sortie.

Les yeux exorbités, tu comprends pas ce qu’il se passe dans un premier temps. Est-ce que le gosse vient de t’ignorer ?? Est-ce qu’il vient de s’autoriser à te mettre un vent et à t’ignorer comme si tu n’étais même pas là ??

Pendant une fraction de secondes, tu te dis que putain il est bien culotté ce petit con et que tu ferais bien demi-tour juste pour l’oublier et retourner dans sa chambre, plus jamais revenir le voir, et le laisser se délaisser peu à peu jusqu’à ce qu’il arrive enfin à ce qu’il avait l’air de vouloir : sa propre destruction. Pendant une fraction de secondes, tu as cette envie de le laisser tomber comme tu l’avais déjà faut auparavant, et le laisser dans sa merde, jusqu’à ce qu’il se fasse virer de l’agence, et que tu t’exclame dans une conversation avec Dae Hyun que « ce petit con l’avait bien cherché ».

Mais quand cette putain de fraction de seconde s’arrête, tu ne fais qu’une chose : marcher dans la même direction que lui pour le rattraper. Sûrement en raison de l’humiliation qu’il vient de te faire subir et que tu veux lui faire payer – et secrètement parce que tu te sens trop coupable pour le laisser tomber une nouvelle fois.

« Hey ! Je te parle, tu es sourd ? »

Pas de réponse. Puisqu’il n’a pas l’air de répondre à la gentillesse ou la douceur, tu décides de changer de tactique. Tu presses le pas, arrive à sa hauteur et choisit le meilleur moyen pour le faire s’arrêter : la provocation.

« Hey Hoonie, tu salues pas ton hyung adoré ? On m’avait dit que tu étais tombé bien bas mais je croyais que tu savais encore montrer un minimum de respect ! » Dis-tu en lui attrapant le bras de force pour le forcer à s’arrêter. Ta force vaut le double de la sienne, tu sais bien qu’il est gringalet comme une brindille d’arbre.

Tu sais bien que c’est abject d’utiliser son ancien surnom, utilisé par lui et par son grand-frère seulement pour le faire s’arrêter, mais tu es bien décidé à discuter avec lui. Tu n’as pas attendu comme un con devant la porte pour rien, et s’il fallait régler l’affaire à coup de poings, tu saurais le faire ; tant qu’il rentre de nouveau dans le droit chemin.

Il ne fallait pas qu’il se ruine comme tu avais pu le faire à un moment donné. Tu ferais en sorte que cela n’arrive pas, ou du moins que l’auto-destruction qui avait vraisemblablement commencé n’arrive pas jusqu’à son aboutissement.

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MessageSujet: Re: Who are you, really - ft. Kim HoonByeol   Mer 8 Oct - 4:24

Tian Yun Jie. Dire que le revoir sur le bas de ta porte à ce moment là ne t'avait rien fait, pas même un effet de surprise ni même réveillé quelques vieux souvenirs d'enfance, aurait été un bien gros mensonge. À vrai dire, il était bien la dernière personne que tu pensais revoir, surtout après tant de temps. Surtout après vos dernières retrouvailles. S'il s'agissait vraiment de retrouvailles.

Yun Jie, c'était le meilleur ami de ton grand frère. La première fois que tu l'avais rencontré, tu n'étais pas plus haut que trois pommes et tu t'étais caché derrière les barreaux de la rambarde d'escalier, lorsqu'il avait franchit le seuil de ta maison, avec ton frère sur les talons. Il fallait dire que toi, tu ne mettais que très rarement les pieds dehors -et seulement si tu étais bien accroché à la main de ta mère et ton frère, parfois les deux- donc tu n'avais pas l'habitude de voir du monde. Oui, une personne, c'était déjà beaucoup pour le petit garçon peureux que tu étais. Tu n'avais pas d'amis puisque tu n'allais pas à l'école ni au parc alors les nouvelles têtes que tu voyais étaient généralement celles des camarades de tes frères. Même Hoon Jin, à peine plus jeune que toi, avait plus d'amis que toi tu n'avais perdu de dents de lait. Mais toi, tu étais très bien ainsi. Tes frères te suffisaient.

Yun Jie n'était pas le premier ami que Hoon Min invitait à la maison, mais il a été le premier à éveiller ta curiosité et surtout, le premier à avoir pu t'approcher de près. Parmi les copains de ton frère, tu avais le surnom de Casper, comme le fantôme. Parce qu'ils ne t'avaient jamais vu plus de quelques minutes et surtout à moins de six ou sept mètres. Tandis que Hoon Jin lui, c'était Flash qu'on l'appelait. On le voyait partout, à courir à toute vitesse dans la maison et surtout à essayer d'attirer l'attention sur lui. Comme c'était le cas depuis sa naissance enfin de compte. Mais tant mieux. Les grands te faisaient peur à toi.

Étrangement, Yun Jie ne t'avait procuré aucun sentiment de crainte et tu ne l'avais pas imaginé en train d'enlever les petits enfants dans son vaisseau spatial pour en faire son goûter. Oui quand on a trois ans, on croit tout ce que l'on vous raconte. Même quand il s'agit de son petit frère de deux ans.

Comme à son habitude, Hoon Min, totalement gaga de toi, a voulu te présenter à son ami. Il prenait toujours des gants car il savait qu'à chaque pas fait dans ta direction, tu filais à toutes jambes dans ta chambre ou te réfugiait sous le bureau de ta maman. À sa plus grande surprise, tu n'as pas bougé. Tu continuais à fixer Yun avec des grands yeux curieux. C'était peut-être le pull dinosaure.

Arrivés à ta hauteur, tu t'étais redressé et les deux grands s'étaient retenus de rigoler lorsque tu les regardais toujours fixement sans dire un mot du haut de tes cinq marches. Avec ta peluche renard dans une main et l'autre fortement serrée à la bordure de ton tshirt, tu cherchais quoi dire et quoi faire jusqu'à ce que Hoon Min reprenne la parole : « Hoonie, je te présente mon ami, Yun Jie ». Et comme tu avais vu ton père le faire à plusieurs reprises avec ses invités ou amis, tu as tendu la main vers Yun Jie. Une petite main quelque peu tremblante. C'est avec un sourire chaleureux que Yun avait pris ta paluche dans la sienne et l'avait doucement secoué « Enchanté Hoonie ». Tu lui avais aussitôt rendu son sourire.

Depuis cette époque, Yun Jie était devenu un peu comme un grand frère pour toi. Dès qu'il arrivait à la maison, on t'entendait dévaler les escaliers pour aller le saluer ou plutôt lui sauter au cou. Hoon Min en était presque jaloux. Mais il était tellement heureux de ne plus te voir aussi effrayer par les autres que ce n'était que passager. Tu les suivais tous les deux un peu partout et même dehors quand les grands décidaient d'aller au parc. Toujours bien accroché à leurs mains. On ne sait jamais. Un extraterrestre pourrait très bien te kidnapper.

Mais alors qu'il se trouve devant toi, des années plus tard, tu n'as certainement pas l'intention de sauter dans ses bras. Il aurait déjà fallut que tu réussisses à bouger ne serait-ce que le petit doigt. Tu ne sais pas quoi faire, encore moins quoi dire. La seule question qui te tournait dans la tête c'était « qu'est ce qu'il fout là? ». C'était lui qui t'avait demandé de le laisser tranquille, lui qui t'avait renvoyé chier avec une férocité que tu ne lui connaissais pas, lui qui... qui t'avait abandonné comme Hoon Min venait de le faire. Alors que venait-il faire là? Prendre de tes nouvelles ? Pas sûr. Te sermonner ? Et puis quoi encore.

Tu n'arrives pas à détourner le regard si bien que tu commences à le dévisager. Tu le vois à son tour, il te scrute. Et tu remarques vite qu'il s'arrête plus bas, au niveau de tes mains, notamment sur la cigarette coincée en tes doigt. Tu venais de comprendre. Comme toutes les personnes de l'agence, Yun Jie avait forcément dû avoir des échos du garçon qui faisait des siennes et qui se conduisait comme un pauvre con. Toi.

Tu ne laisses rien paraître sur ton visage, pas l'ombre d'une quelconque expression. Tu le fixes sans relâche, sans cligner des yeux, tu restes complètement impassible. Tu le regardes, mais sans vraiment le voir. Mais à l'intérieur, tu jubiles et c'en est presque malsain de te réjouir de ce silence, car tu sais que même lui, ne sait pas comment s'adresser à toi. Le voir perdre ses moyens, même pendant une fraction de secondes, c'était déjà suffisant. Tu avais ce que tu voulais. Qu'il ne voit plus Hoonie. Parce que tu savais pertinemment que c'était lui, le petit bonhomme timide, qu'il venait voir. Et pas Hoon Byeol.

Pendant que tu demandes combien de temps vous alliez encore pouvoir rester sans rien vous dire, ni cesser de vous regarder comme des merlans frits avant que quelqu'un ne passe à côté de vous, ton aîné ouvre finalement la bouche.

«  Salut », te dit-il. Et voilà. Il avait craqué. Et toi, au lieu de lui répondre, tu avais claquer la porte de ta chambre derrière toi avant de te mettre en route. Personne ne te ferait changer tes plans.

Alors que tu t'éloignes, tu laisses un rictus s'afficher sur tes lèvres alors que tu écoutes les bruits de ses pas se rapprocher puis :

« Hey ! Je te parle, tu es sourd ? »

Non, absolument pas, penses-tu. Tu l'entends, mais tu ne veux pas l'écouter. Tu as mieux à faire. Et même si ça te fait quand même un peu de peine de l'avouer, tu ne veux pas le voir. Qu'il te laisse tranquille comme tu l'avais fait avec lui.

Tu ne vois pas son visage, mais tu sais qu'il fulmine et que ton petit manège est loin de le faire rire. Mais toi ça t'amuse. Il n'est pas habitué à ce que tu le défies. Et alors que tu es sur le point d'arriver à l'escalier, tu es brusquement arrêté. Tu sens sa poigne ferme se refermer autour ton bras. Tu déglutis. Sa main en fait facilement le tour et tu sais qu'il tire avantage de sa force contre toi, chétif que tu es. Mais pas seulement. Voilà qu'il recommence comme ce jour où vous vous étiez revus dans ce café. Les mots t'ont toujours plus atteints que les gestes.

« Hey Hoonie, tu salues pas ton hyung adoré ? On m’avait dit que tu étais tombé bien bas mais je croyais que tu savais encore montrer un minimum de respect ! ».

Hyung. C'est comme ça que tu l'avais toujours appelé. Depuis le premier jour où tu l'avais vu. Il avait beau être taïwanais et ne pas parler un mot de coréen à l'époque, Yun Jie était devenu ton Hyung. Ton Hyung adoré comme il l'avait si bien dit. Tu lui vouais une admiration sans faille, peut-être même plus que pour ton frère. Tu étais toujours fasciné par ce qu'il t'apprenait, ce qu'il te racontait. C'était même à cause de lui si tu t'étais pris de passion pour la danse. Aussi à cause de lui qu'aujourd'hui, tu mettais ton rêve en péril. Tu t'étais acharné pendant plus de 10 ans. 10 ans de bataille contre tes parents. Contre les autres. Contre le monde entier. Et contre toi-même. Avec ta santé fragile, le sport ne t'était pas conseillé. Tu ne faisais que du piano. Alors la danse ne faisait même pas parti des options qui t'étaient proposées. Mais c'était la première fois, de toute ta courte de vie, que tu défendais tes rêves, que tu te dressais contre ta famille qui n'avait aucun espoir en toi. Heureusement que Hoon Min et Yun Jie avaient été là pour te soutenir. Aujourd'hui, tu te demandais si tu en valais la peine.

Quelques minutes s'écoulent avant que tu ne fasses quoique ce soit. Ses mots résonnent encore dans ta tête. Tombé bien bas. Sans le vouloir, un petit rire s'échappe de tes lèvres tandis que ces dernières se tordent dans une grimace mesquine. S'il n'était pas ouvertement en train de se foutre de ta gueule, toi tu étais un saint. Dur à croire hein ?! Puis lentement, tu te tournes vers lui et tu le regardes en haussant un sourcil, comme si tu n'avais pas compris ce qu'il venait de te dire, même si le sourire narquois peint sur tes lèvres prouvait le contraire.

« C'est Hoonie que tu cherches, c'est ça ? » lui demandes-tu sans vraiment attendre de réponse.

« Malheureusement, je crois que tu t'es trompé d'endroit. T'aurais dû aller voir chez lui ou demander à son frère Hoon Min ». Ta gorge se serre, mais tu ne laisses rien paraître. Tu reprends après t'être esclaffer. Sonner plus faux n'aurait pas été possible.

« Ah non. C'est vrai qu'il a décampé. Merde, c'est pas de bol hein ?! Retentes ta chance une prochaine fois». Avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit, tu enchaînes :

« Et, laisses moi te dire une chose avant de partir. Tu perds ton temps, mais ça, tu dois déjà le savoir. Et mon prénom, c‘est Hoon Byeol. Hoonie est mo... ».

Non, c'est faux. Tu l'entends toquer contre la porte du placard. Tu l'entends depuis que tes yeux -vos yeux- se sont posés sur Yun Jie. Mais non, tu ne le laisserais pas sortir. Plus jamais. Et surtout pas devant lui.

Mais Hoonie insiste et tu n'arrives plus à faire taire les bruits de ses petits poings contre la porte. Tu déglutis une nouvelle fois. Plus bruyamment. Yun Jie a dû remarquer que quelque chose n'allait pas. Tu ne bougeais plus, comme perdu dans l'obscurité. Il fallait que tu sortes. Que tu t'éloignes de lui. Maintenant.

« Casses toi ! » lui grognes-tu, le visage sévère, avant de te dégager de sa prise qui s'était quelque peu relâchée et tu en profites pour t'enfuir aussi rapidement que tes jambes fébriles te le permettent. Tu sais qu'il te rattrapera s'il te court après. Mais tu t'en fous. Tu veux juste sortir de là.  Cesser le tambour qui joue contre tes côtes.

Tu ne te retournes pas, tu ne veux pas savoir s'il est derrière toi ou s'il est resté planté comme un piquet en haut des escaliers. Après ce qui t'a paru d'interminables minutes, tu atteins enfin la grande porte du bâtiment. En mettant les pieds dehors, tu finis par réaliser que tu retenais ta respiration depuis le début.

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« Why don't you stay for a while ? It's been too long since I've smiled. There's too few people I trust. I won't ask you for too much. Good conversation and such and if I'm being honest... From time to time you cross my mind. Good company is hard to find. From time to time, you cross my mind, so stay with me, just for the night »(c) crackle bones
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MessageSujet: Re: Who are you, really - ft. Kim HoonByeol   Lun 10 Nov - 8:20

Ce que tu ressens quand il t'ignores et continue son chemin, c'est bien un sentiment amère et acerbe de colère. Une colère qui te monte un peu au nez, et qui reste coincée dans ta gorge. Une colère et une véritable envie de lui flanquer la raclée du siècle. C'est bien pour ça, et parce que oui, ce petit idiot a vraiment besoin que quelqu'un le ramène à la raison, que tu finis par le poursuivre et l'obliger à s'immobiliser. Tu peux le voir de profil. Son visage n'a plus rien des caractéristiques effacées qu'il arborait auparavant. Plus rien n'indique que la même personne avait auparavant levé ses yeux vers toi avec un regard plein d'admiration. Ça te semblait presque impossible d'y repenser. Et pourtant, c'était bien la même personne. Juste ces putain de cheveux rouges à la con qui changeait son visage. Et son regard, son regard lui avait bien changé. De même que le petit rictus sur ses lèvres – ce con avait l'air de bien s'amuser de la colère qu'il avait déclenché en toi – qui s'est très vite changé en un visage impassible lorsque tu le provoque de ton plein gré.

Peut-être que c'est un peu pour te venger. Peut-être que c'est pour le blesser pour lui faire comprendre qu'on t'ignore pas comme ça. Peut-être qu'au fond, c'est juste pour le faire réagir. N'empêche que tu n'y es pas allé de main morte, enfin, ça va quoi, t'as fait pire. S'il était Dae Hyun, ça ne serait que la base même de vos conversations.

Il ne bouge pas, et toi t'as toujours la main serrée autour de son bras. Tu comptes pas le lâcher de si tôt, et s'il se dégage, tu continueras à le faire chier jusqu'au bout, pour le pousser à bout et lui faire comprendre que c'est pas en faisant le con que tout va s'arranger. Une ou deux minutes passent, et toi tu essaies juste de contrôler ta colère, parce que ça ne servirait à rien de remettre sa tête au carré, parce que au final, il se ferait taper sur les doigts – même si tu ne pouvais empêcher de trouver l'idée réjouissante après ce qu'il venait de te faire, et malgré le faible sentiment de culpabilité qui t'envahissait à cette pensée – et surtout, toi aussi. Tu avais eu assez de problèmes auparavant avec tes jeux de poings – jeu de vilain t'as répété ton manager des milliers de fois – et cela t'avait presque mené à l'expulsion de ton groupe, à l'expulsion même de l'agence. Et franchement, c'était pas maintenant, en plein dans tes discussions avec l'administration pour ta graduation et pour la suite des événements que tu aurais quelque intérêt à frapper un petit con et voir tes avantages retirés pour ça. Surtout que tu te demandes si ça mettrait vraiment du plomb dans la cervelle du plus jeune.

Et puis plus tu le regardes de profil – c'est pas toi cette fois qui reprendra la conversation, t'es bien déjà assez passé pour un con plus tôt avec ton vieux « salut » pour que ce soit TOI encore qui brise le silence, plus tu te rapelles à quel point il est maigrichon et frêle, et ça, c'est un des points qui n'as pas changé. Il a beau avoir grandi – il te dépasse à peine mais tu soupçonnes fortement les cheveux en pétarade rouge de créer une illusion d'optique – il est toujours aussi gringalet. Alors doucement, tu desserre un peu ton emprise sur son poignet, mais garde assez de force pour pouvoir le bloquer s'il venait à essayer de se dégager.
Finalement, après une ou deux minutes de silence, tu ne craques pas, mais c'est lui qui tourne lentement la tête vers toi. L'air qu'il affiche t’interloque. Qu'est ce que c'est que c'est que cette tronche, et ce petit sourire en coin narquois. Il se fout de ta gueule ou quoi ?

« C'est Hoonie que tu cherches, c'est ça ? »

L'ombre d'un instant, le doute t'assaille sur le fait que tu ai pu te tromper de personne. Mais bien sûr que non t'as pas pu, il faudrait vraiment que tu sois con – ou bourré à mort – pour croire que tu t'ai trompé alors que tout son visage est la copie identique de Hoonie. Enfin, à part ce regard qu'il te lance, et ce sourire que tu renverrais bien d'où il vient.

« Malheureusement, je crois que tu t'es trompé d'endroit. T'aurais dû aller voir chez lui ou demander à son frère Hoon Min »

Tu fronces les sourcils. Qu'est ce qu'il est en train de raconter, ce gosse ? Alors que tu es sur le point de rétorquer qu'il a du cogner sa tête quelque part pour devenir si maboule en si peu de temps, il rit du plus faux des rires qu'il a jamais fait et tu t'arrêtes, estomaqué à sa réaction.

« Ah non. C'est vrai qu'il a décampé. Merde, c'est pas de bol hein ?! Retentes ta chance une prochaine fois.»

Tu commences à comprendre que ça sent mauvais, qu'il est encore plus blessé et faible que tu le pensais. Lui, il respire à peine avant de reprendre.

« Et, laisses moi te dire une chose avant de partir. Tu perds ton temps, mais ça, tu dois déjà le savoir. Et mon prénom, c‘est Hoon Byeol. Hoonie est mo... ».

Tu fronces les sourcils en voyant qu'il s'arrête net et que tout d'un coup, il n'est plus réellement avec toi. Son regard est assez vide, et il déglutit de manière tres exagérée, comme s'il essayait de cacher quelque chose, de reprendre ses esprits. Il va pas te faire un malaise dessus quand même ? Ca serait le ponpon de la soirée. Toi, tu ne sais plus trop comment réagir, parce que tu vois bien ce qu'il voulait dire, ce qu'il pense, ce qu'il essaie de se faire croire.

Hoonie est mort, c'est ça qu'il voulait dire, Hoonie est mort, HoonByeol est né. Et tu sais combien sa façon de raisonner est absurde, mais d'une certaine manière, tu ne peux t'empêcher de ressentir un minime pincement au cœur lorsque tu l'entends se couper dans sa phrase. Tu sais qu'il ne peut pas se leurrer, tu sais bien qu'il n'est pas assez con pour croire que ce qu'il a été a vraiment réussi à disparaître. Tu sais bien que c'est impossible.

Parce que toi aussi, tu as essayé de faire la même. Y'a maintenant plus de 10 ans, tu as eu la même réaction que lui, le même ressentiment, la même volonté de s'oublier pour se reconstruire. La perte d'un être, d'un compagnon – pour lui son frère, pour toi la danse – était trop violente et vous forçait à changer, radicalement. Comme si quelque chose dans ton cerveau avait pété, tu avais commencé à être particulièrement colérique, tu avais senti ces bouffées d'émotions intenses venir faire le yoyo avec ton cerveau, comme si tu étais devenu bipolaire. Le jeune YunJie, l'adorable YunJie qui avait été un grand frère pour tous, un trainee exemplaire, un garçon exemplaire, tout ça avait sauté pour être remplacé par la personne que tu étais encore aujourd'hui.

Mais tu sais très bien qu'il est impossible d'abandonner ta personnalité derrière. Malgré les différences entre l'avant et l'après, tu ne peux pas t'empêcher de sentir parfois des émotions qui sont plus proches de la compassion que de la colère, de la compréhension que de l'ignorance. Des émotions que YunJie ressentait principalement auparavant. Et quand tu vois combien le garçon devant toi essaie de faire la même chose, et d'enterrer sa colère et ses émotions dans une auto-destruction, tu ne peux pas t'empêcher... de te voir toi.

Tu serres légèrement les dents et l'observe sans rien dire, trop affecté par les pensées que tu viens d'avoir, toi aussi tu essaies de remballer YunJie au placard.

« Casses toi ! »

Tu reprends tes esprits quand il te grogne l'ordre à la figure et qu'il se dégage de ton emprise – qui s'est encore desserrée pendant que tes pensées vagabondaient – et tu le regarde s'éloigner, de manière assez lamentable. Il a beau être un bon danseur et donc un sportif de haut niveau, sa forme physique est toujours aussi mauvaise que quand il était petit.

Un peu moins énervé – pourtant il vient plus ou moins de te dire d'aller te faire voir – tu emboîtes son pas. Même pas besoin de te presser, il a beau essayer d'être rapide, tu peux l'être 3 fois plus que lui si tu le veux. Et ça, même avec ton genou en mauvais état.

Tu sais bien qu'il est bouleversé et désorienté et tu cherches pas à reformer un contact physique. Ça ne servirait à rien d'autre qu'à lui qui te cracherait du venin à la figure – et là tu ne pourrais peut-être pas faire preuve d'autant de diplomatie et de calme que quelques secondes auparavant. Tu comprends même pas toi-même comment tu as pu rester calme plus tôt, et tu fronces un sourcil, un peu intrigué par toi-même. Bref, là tout de suite, le sujet c'est pas toi, c'est lui. Il arrive sur le palier de la sortie de l'immeuble et vous vous retrouvez dans le parc de l'ASE. Encore une cinquantaine de mètres avant que vous ne soyez à la grille d'entrée.

« Je vois pas ce que ça t'apporte de faire le con ? »

C'est un mensonge, bien sûr que tu vois. Si tu avais eu son âge lorsque tu avais eu le problème au genou, tu aurais sûrement réagi de la même manière. Tu aurais même sûrement été pire.

« C'est te faire virer que tu veux ? Laisser tomber ton début en tant qu'indie, et tout ça parce que tu es contrarié ? T'envoyer en l'air, te foutre en l'air avec l'alcool et les cigarettes, c'est bien comme remède ? Ca t'apporte quoi ? »

Mais c'est qu'il continue d'avancer ce con, et même si tu n'es pas aussi célèbre ici en Corée du Sud qu'en Chine ou au Japon, tu ne peux pas te permettre de sortir dans la tenue dans laquelle tu es, et surtout pas pour engueuler quelqu'un dans les rues de la ville. Mais il va s'arrêter oui ?? Il a vraiment de la chance d'être Hoonbyeol parce que sinon tu aurais déjà fait demi tour depuis une lurette – ou tu l'aurais rattrapé pour lui coller une droite, au choix.

« HoonByeol » tu dis une première fois, ta voix étant toujours assez calme et composée. Il ne t'entends pas, ou du moins fait comme s'il t'entendait pas. Ta machoire se resserre alors qu'il approche de plus en plus du portail de l'agence.

« HOONBYEOL »

Cette fois, c'est un cri qui sort de ta gorge, et qui semble enfin mettre un poil de plomb dans l'esprit du plus jeune puisqu'il vacille légèrement avant de s'arrêter. Tu avances encore quelques mètres afin d'être à sa hauteur avant de continuer, ayant repris ta voix calme. Tu le dévisages, d'un air sérieux, les sourcils froncés.

« C'est pas en ruinant tout ce que tu as essayé de construire jusqu'ici que tu vas pouvoir te venger de HoonMin. »

Tu fais une pause. Tu ne sais pas ce que ça va ramener, si il va devenir fou et vouloir te cracher tout son venin une nouvelle fois au visage, ou quoi que ce soit ? Et s'il t'ignorait encore une fois, tu … rebrousserais chemin.

« Ça le ramènera pas. » souffles-tu dans une voix grave et beaucoup plus rauque que d'habitude.

Rien ne t'avait jamais ramené la danse. Rien.

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MessageSujet: Re: Who are you, really - ft. Kim HoonByeol   Mer 26 Nov - 1:04

Tu n'entends plus rien. Le sang qui bat contre tes tempes à un rythme endiablé, t'empêche d'écouter  ce qu'il se passe autour de toi alors que tu reprends tes pas, plus lentement que précédemment. Tu te dégoûtes d'être aussi faible, d'avoir aussi peu d'endurance, d'avoir un corps qui parfois ne semble plus vouloir t'obéir. C'est le comble pour toi qui es danseur, toi qui ne vit que pour ça, qui t'es battu des années durant pour prouver à tes parents que tu es capable de faire quelque chose de ta vie, de défendre tes convictions et pour une fois, profiter de tout ce que tu avais encore à découvrir, sortir de ta prison dorée.

Tes parents avaient toujours été contre ton rêve de pouvoir un jour monter sur scène et de danser sans jamais t'arrêter. Plus tu grandissais, plus tu comprenais que ce n'était pas parce ce qu'ils craignaient pour ta santé. Oh non. C'était plutôt pour leur image, leur nom qu'ils avaient peur. De quel droit venais-tu devant eux pour leur annoncer que tu comptais briser leur si belle illusion, la façade lisse d'une famille sans problème, d'un mari aimant et respecté de tous, d'une mère si attentionnée et seulement dévouée au bonheur de ses enfants, enfants si parfaits avec un avenir si prometteur. De quel droit, toi, le petit Hoon Byeol, tout frêle et apeuré comme un faon pris dans les phares d'une voiture, toi l'erreur de parcours, comment osais-tu venir tout détruire ? Il ne fallait pas que le monde apprenne ce qui se cachait derrière les murs de ta belle maison.

C'est bien sûr grâce à Hoon Min, que tes parents t'avaient finalement laissé passer les auditions quand tu avais 8 ans, quelques temps après votre déménagement en Corée du Sud, pour le boulot de ton père. Ta mère et lui pensaient de toute façon que tu échouerais et que tu reviendrais en pleurant à la maison. Ils ne se seraient pas privés pour te dire qu'ils t'avaient prévenu. Pour eux, que tu deviennes danseur, ce n'était pas possible. Mener une vie frivole et si peu respectable, à quoi pensais-tu donc petit Hoonie ?

Et pourtant, tu avais finalement réussi à leurs clouer le bec. Tu avais passé avec succès les auditions pour rentrer à l'ASE, même si une fois devant le jury -mais tu ne le dirais jamais-, tu avais été mort de trouille. Tes parents n'ont même pas pris la peine de te féliciter. Le plus important, c'était les négociations. Il ne fallait pas croire qu'ils te laisseraient aussi facilement atteindre ton but. Les conditions étaient les suivantes : tant que tu maintenais des notes parfaites, tes parents t'autoriseraient à continuer les cours à l'agence. Lorsque tu arriverais à l'université, tu serais obligé de suivre le cursus que tes parents avaient déjà -et cela bien avant ta naissance- choisi pour toi. Et aussi bien évidemment, tu n'avais le droit à aucun débordement. Tu devais garder avec toi cette image du petit garçon bien propre sur lui et qui ferait tout pour honorer le nom qu'il portait.

Lorsque tu y avais repensé des années plus tard, tu n'avais pu t'empêcher de rire du ridicule de tes parents. Aujourd'hui, si ta mère savait, elle s’évanouirait probablement et ton père lui, te mettrait la raclée de ta vie. Un peu comme celle que Yun Jie devait sûrement avoir envie de te coller alors que tu t'étais foutu de sa gueule. Aussi pénible que ça l'était, tu n'avais pas le choix. Quitte à ce qu'il t'envoie son poing dans la tronche, si ça le faisait partir, tu n'hésiterais pas continuer.

Tu reviens vite sur Terre et t'aperçois que tes pieds te portent le plus loin possible du dortoir et -tant bien que mal- de Yun Jie. Tu savais qu'il te suivait. Tu avais entendu ses pas résonner dans le hall du bâtiment avant que tu en sortes. Alors tu ne t'arrêtes pas, tu traces ta route sans prêter attention à ce qui t'entoure. Tu as du mal à entendre autre chose que ta respiration laborieuse. Mais Yun Jie se rapproche rapidement et malgré la fanfare qui joue contre ton crâne, tu discernes ce qu'il articule. Malheureusement.

« Je vois pas ce que ça t'apporte de faire le con ? ». Bien sûr qu'il le savait. Et mieux que quiconque. En agissant de la sorte, vous croyez que le reste du monde oubliera ce que vous étiez avant : un danseur au talent inné et l'adorable et chétif petit frère de Hoon Min. Vous ne vouliez plus qu'on vous rappelle ce que vous aviez perdu, que tout ce en quoi vous aviez cru jusque là, n'était qu'un affreux mensonge. Vous vouliez juste sortir d'une image qui vous a collé à la peau toute votre vie et qui n'est maintenant plus qu'un tas de poussière, des morceaux de rêves et d'espoirs brisés. Vous n'aviez pas besoin de la pitié des autres. Vous n'aviez besoin que de vous même.

« C'est te faire virer que tu veux ? Laisser tomber ton début en tant qu'indie, et tout ça parce que tu es contrarié ? T'envoyer en l'air, te foutre en l'air avec l'alcool et les cigarettes, c'est bien comme remède ? Ça t'apporte quoi ? »

Yun Jie avait trouvé refuge dans la colère et la violence. Toi, ça avait été l'alcool et la cigarette. C'était le seul moment où oublier t'était permis. Tu n'étais plus personne, plus rien. On ne te collait pas d'étiquette, on ne te barrait pas la route avec des règlements tous plus stricts les uns que les autres. Tu étais libre d'être ce que tu voulais, même si tu en payais le prix fort le lendemain lorsque la gueule de bois te tenaillait les entrailles. Tu te prouvais d'une manière horrible et médiocre que tu étais vivant. Du moins, encore un peu. Te détruire pour te sentir en vie, quelle conception paradoxale...

Et souvent dans tes rêves, tu te retrouvais assis en face de Hoonie, dans ce placard qui le protégeait du monde extérieur. Tu essayais de ranger ce sentiment de culpabilité qui te rongeait lorsqu’il te regardait avec ses grands yeux innocents et qu’il te demandait pourquoi tu ne le laissais plus sortir. Tu lui répétais que le monde dehors était bien trop cruel pour lui, qu'il ne serait pas capable d’y survivre. Tu n'osais jamais lui dire que Hoon Min était parti lorsqu'il le réclamait. Tu te sentais si triste pour lui et pourtant, quand on parlait de Hoon Byeol, lui méritait ce qu'il lui arrivait.

Et tu l'avais bien entendu taper contre la porte lorsqu'il avait reconnu Yun Jie. Quelque part, tu crevais d'envie de faire tomber le masque. Tu ne voulais plus supporter ça tout seul et tu avais surtout besoin qu'on te soutienne maintenant que Hoon Min n'était plus là pour le faire. Et voilà que lui revenait alors que tu commençais tout juste à construire les remparts de ta défense. Tu devais éloigner Yun Jie de toi. Reprendre vos rôles de parfaits inconnus et laisser l'un et l'autre continuer sa vie comme si vous n'y aviez jamais eu aucune place. C'était trop risqué pour Hoonie, pour vous.

Tu t'aperçois que tu arrives bientôt aux grilles d'entrée. Encore quelques mètres et tu aurais une chance de t'en sortir. Tu doutes que Yun Jie te poursuivrait une fois dans la rue. Ta respiration semble plus calme, mais elle ne le reste pas longtemps lorsque la voix de ton aîné te parvient. C'était si faible que tu penses l'avoir rêvé.

« HOONBYEOL ! » hurle-t-il.

Cette fois ci, tu ne rêves pas. Tu ne t'attendais tellement pas à ce qu'il crie ton prénom que cela te ramène brusquement sur Terre. Tu t'arrêtes lorsqu'un violent frisson traverse chaque membre de ton corps. Ce n'est pas toi qui prend soudainement peur. C'est Hoonie. Lui n'avait jamais vu Yun Jie se mettre en colère ou lui crier dessus. Tes mains se mettent à trembler sous la nervosité tandis que Yun Jie se poste finalement face à toi. C'est la première fois depuis son arrivée que tu n'oses le regarder droit dans les yeux alors que les siens essaient de décrypter n'importe quelle expression que tu pourrais lui montrer. « Reprends ton calme » , te commandais -tu. Mais rien n’y faisait. Et lui continue.

« C'est pas en ruinant tout ce que tu as essayé de construire jusqu'ici que tu vas pouvoir te venger de HoonMin » te dit-il.

L’envie te t’enfuir te prend de nouveau. T’enfuir loin de tout le monde pour ne jamais revenir. Comme Hoon Min l’avait fait. Après tout, personne n’avait besoin de toi, personne ne pleurerait ta disparition et personne ne passerait ses journées à se demander où tu te cachais, ce que tu faisais ou si tu allais bien. Toi, personne ne te regretterait. On te l’avait déjà prouver plus d’une fois. Tes parents, ton petit frère, tes amis. Et même Yun Jie. Non, tu ne manquerais à personne. Chacun ferait comme si tu n’avais jamais été là. Comme ils le faisaient tous depuis longtemps. Tu ne voyais tes parents que très rarement, ils ne prenaient jamais la peine de te téléphoner ou de passer te voir à l’agence comme tu avais vu d’autres mères ou pères le faire. Hoon Jin, ton petit frère, n’avait jamais eu besoin de toi. Il avait déjà tout ce dont il avait envie et tu n’avais jamais fait parti de la liste. Des amis, tu n’en avais que peu, mais tu savais que ça ne durait pas. Ils finiraient par t’abandonner un à un. Et Yun Jie… Lui, ton Hyung adoré, il avait fait comme tous les autres. Il t’avait laissé tout seul.

« Ça le ramènera pas » souffle-t-il alors péniblement, comme s’il se rappelait lui-même de son histoire désastreuse.

Non, ça ne ramènera pas ton grand frère. Ça ne ramènerait jamais rien. Rien de ce que tu as perdu. Et surtout rien de ce que tu n’as jamais eu. Ce n’est pas en agissant de la sorte que l’amour de tes parents envers ta personne naîtrait. Ce n’est pas non plus comme ça que ton petit frère cesserait de te traiter comme un moins que rien, un objet défectueux bon à jeter. Ce n’est pas comme ça que ta vie deviendrait meilleure et que tes rêves se réaliseraient. Ce n’est pas comme ça que tu attirerais le respect et l’admiration des autres. Mais c’était la seule chose que tu savais encore faire : détruire tout sur ton passage et t’attirer les foudres du monde en entier.
Alors non, ça ne te rendrait rien. Mais par désespoir, tu n’avais trouvé que ce moyen là pour alerter ton frère, lui faire comprendre que si tu étais devenu comme ça, c’était de sa faute. C’était parce qu’il t’avait abandonné. Parce qu’il ne t’avait pas demandé ce que tu ressentirais s’il s’évanouissait dans la nature du jour au lendemain sans rien te dire. Parce qu’il avait cru que tu étais devenu un jeune homme capable d’affronter le monde sans son aide. Il n’avait pas vu à quel point tout te terrorisait et que l’humanité te méprisait. Comment avait-il pu penser que tu irais bien sans personne pour te soutenir?

Tu sens la rage bouillir dans tes veines. Une colère noire t’envahit alors que toutes ces questions tournoient dans ta tête. Tu lui en veux. Terriblement. Tu ne comprends pas. Tu ne comprends plus que ce lourd sentiment qui prend possession de ton corps si bien que tes ongles s’enfoncent dans les paumes de tes poings resserrés et que ton cœur menace de bondir hors de ta cage thoracique. Tu relèves tes orbes noires emplis de rancœur vers ceux de ton aîné. Tu ne réfléchis plus. Et tout sort de ta bouche sans que tu ne puisses avoir un quelconque contrôle.

« Et alors? » commences-tu, « Si ça me plaît de faire le con? De picoler jusqu’à en avoir la gueule de bois et de fumer comme un pompier? Et si je n’ai plus aucun intérêt dans ce que je fais et ça résulte à mon renvoi, en quoi c’est ton problème? Hein Hyung ? ». Tu ne le quittes plus des yeux. Tu as besoin de tout évacuer. Et tant pis pour les conséquences.

« Et puis d’abord, qu’est-ce que tu viens foutre là? Pour prendre de mes nouvelles ? Me renvoyer toutes mes conneries à la tronche ? Me sortir la même rengaine que mes parents ? Ou simplement pour satisfaire ta curiosité ? ». La tête te tourne. Mais tu n’arrives pas à t’arrêter.

« Pour qui tu te prends ? Si je me souviens bien, c’est toi qui ne voulait plus me revoir. C’est toi qui ne voulait plus rien avoir à faire avec moi. C’est toi qui a exigé que je te laisse tranquille. C’est toi qui… qui m’a abandonné comme le reste du monde ! Alors maintenant que Hoon Min est parti, ne fais pas comme si tu t’inquiétais pour moi ! Comme si tu te rappelais soudainement de mon existence ou comme si ce que je devenais avait une quelconque importance pour toi ! Tu t’en fous et t’en as jamais rien eu à cirer de ma gueule ! Alors remballes ta pitié, j’attends rien de toi ! ».

En disant cela, tu cherchais juste à te convaincre que ça avait toujours été comme ça parce que c’était plus facile pour toi de te détacher du reste, de continuer sur ton chemin sinueux sans regarder par-dessus ton épaule pour voir si quelqu’un te suivait. Car il n’y avait personne. Il n’y avait jamais eu personne.

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