Partagez | 
 

 Qiu Mansion : Akiyama Hiroshi, Heng Lu Chen, Li Hatsuharu & Liu Yu Wan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
MessageSujet: Qiu Mansion : Akiyama Hiroshi, Heng Lu Chen, Li Hatsuharu & Liu Yu Wan   Sam 1 Nov - 10:31


Qiu Mansion


Il y a pire sur les sites de construction de Shanghai que les violations du code de la santé et de la sécurité. Il y a les fantômes d’un Shanghai passé. Les rumeurs concernant un site de démolition hanté sur Weihai Lu près de Shimen Yi Lu ont circulé durant tout l’été. En août, certains blogs locaux racontaient qu’un ouvrier avait attaqué son manager avec un marteau et avait plus tard prétendu qu’un « bébé » l’avait forcé à le faire. En septembre, Mme Ye, qui vit dans la rue Wujiang Lu, juste en face du site de construction, avait affirmé avoir entendu les pleurs d’un enfant provenant de l’intérieur de la maison en cours de démolition. Personne n’en parle mais tout le monde sait ce qu’il s’est passé dans la maison Qiu, plusieurs années auparavant.

Le père de Li Mei s’était enfui avant sa naissance et avait laissé sa compagne à la charge de la petite fille, un talent dont elle était complètement dépourvue. La mère de Li Mei retourna immédiatement à la vie qu’elle avait avant la naissance de sa fille, guidée par la drogue et les fêtes. Durant les cinq premières années de sa vie, Li Mei vivait dans le brouillard épais de l’opium. Sa mère n’étant pas une mauvaise mère pour autant, elle mettait tout l’argent en plus dans de la nourriture pour remplir le frigo et acheter des vêtements à sa fille. Li Mei avait, dans sa chambre, un petit coffre à jouets bleu et blanc avec à l’intérieur, trois jouets : un kit à dessin, un petit train rouge et le dernier, sa joie et sa fierté, une poupée de porcelaine nommée Wei Li. Wei Li était sa meilleure amie. Elles faisaient tout ensemble et en grandissant, Li Mei pouvait se souvenir de sa voix. Probablement sous l’emprise de la drogue qui étouffait toujours leur appartement. Parfois, Wei Li lui disait des choses. Elle lui demandait de voler, d’ordinaire de la nourriture et des crayons. Elle lui ordonnait de lui ramener des couteaux et des fourchettes et de frapper l’homme qui dormait sur leur canapé. Quand Li Mei racontait à sa mère ce que lui demandait la poupée, elle haussait les épaules. Elle ne le croyait pas.

A l’approche de son sixième anniversaire, Li Mei voulut inviter toutes les filles de sa classe pour les pousser à plus l’apprécier. La réponse de sa mère fut catégorique : « Une fête d’anniversaire ? Li Mei, c’est ridicule, je ne peux pas me permettre de nourrir quinze gamins qui ne sont même pas à moi. Je peux à peine me permettre de te nourrir ! Tu manges comme six, pour une petite fille de ta taille. Enfin, je veux dire, Wei Li mange comme six. Il ne reste presque plus rien pour moi, encore moins pour toute une classe de petites pestes. » Quand Li Mei retourna dans sa chambre, Wei Li était assise sur le lit et la fixait en souriant. Comme toujours. D’ordinaire, cela lui faisait du bien, mais cette fois, dans son esprit jeune et influençable, elle croyait réellement que la responsable de tout cela était la poupée et non sa mère. Elle craqua, hurlant de rage et jetant la première chose qui lui passa sous la main au visage de la poupée, qui tomba sur le parquet. Li Mei ramassa le jouet et recommença à la frapper. Pensant l’entendre rire, elle redoubla de force, puis traina Wei Li jusqu’au coffre à jouet, la jeta dedans et l’enferma à doubles tours. La semaine suivante, la police arriva et deux femmes l’emmenèrent dans une nouvelle maison, à Pékin, avec de la nourriture, des jouets et pas de drogues. Elle ne vit plus sa mère.

Vingt-cinq ans plus tard, Li Mei avait réussi à refaire sa vie. Elle était mariée et attendait son premier enfant. Elle avait racheté la maison de son enfance. Le coffre était toujours là et avait fini dans l’abri de jardin. Toute la décoration avait été refaite. Un jour, elle reçut un appel de sa mère.

« Allo ? Li Mei? »
« Bonjour, mère. Comment vas-tu ? »
« Oh Li Mei, merci d’accepter de me répondre. Je sais que tu as fait ta vie, maintenant, et que tu as une famille. J’aimerais tellement les rencontrer, un jour! Je voulais juste te dire combien je suis désolée. Pour tout. »
« Mère, tu ne rencontreras pas ma famille. Jamais. Et puisqu’on y est, je vais te dire ce qui me ronge depuis des années. L’opium, l’héroïne, tout ça te détruisait. Et le pire est que tu as failli m’emporter dans ta chute. J’avais cinq ans. Ce n’était pas une maison pour un enfant. Franchement, je suis surprise qu’il ait fallu tellement de temps pour te faire attraper. »
« Li Mei, je sais! Écoute, tout ça n’a plus d’importance et je comprends ta colère. Je comprends que tu ne veuilles pas me laisser rencontrer ta famille et que tu me détestes… Oh, Li Mei, je suis tellement désolée pour Wei Li. »
« Wei Li ? Qu’est-ce que ça peut te faire ? »
« Je sais, Li Mei, crois-moi. C’est de ma faute, la drogue, les fêtes. Et Wei Li, oh mon Dieu, si seulement j’avais fait un peu attention, si seulement j’avais su. Elle est partie et c’est de ma faute. »
Alors que sa mère s’était mise à pleurer, Li Mei s’était isolée dans l’abri de jardin et assise sur le coffre à jouets de son enfance.  
« Mère, » soupira-t-elle. « Pourquoi parles-tu de Wei Li ? Et qu’est-ce que ça peut te faire ? Je sais où elle est. »
Juste sous elle.
« De quoi tu parles, Li Mei ? Mon Dieu, où est-elle ?! »
Li Mei gigota inconfortablement. « Elle est… dans le coffre. Là où elle a toujours été. »
Il y eu un silence pesant.
« Comment ça, ta soeur est dans le coffre ? »
« Soeur ? Mais de quoi tu parles ? Tu as déjà recommencé avec la drogue ? C’est un record, même pour toi. Wei Li est une foutue poupée. Je l’ai enfermée dans mon coffre à jouets il y a des années, avant que tu ne sois arrêtée pour possession de drogue. »
« Li Mei… Oh mon Dieu, non… Non… Li Mei, qu’est-ce que tu as fait ? Je n’ai pas été arrêtée à cause de la drogue, Li Mei, j’ai été arrêtée car Wei Li avait disparu ! Tu l’appelais toujours ta petite poupée mais je pensais que tu savais ! Oh mon Dieu. Je pensais que tu savais… Li Mei, non, qu’est-ce que tu as fait à mon bébé ?! »

Li Mei n’entendait déjà plus sa mère et ses pleurs désespérés. C’était comme si une main lui tordait les entrailles. Les souvenirs se bousculaient pour l’envahir de nouveau. Ils poussaient une porte de son esprit qu’elle avait si longtemps gardée fermée à clé qu’elle avait même oublié sa simple existence. Était-ce possible ? Le traumatisme et l’opium l’auraient-ils réellement poussée à croire dur comme fer qu’un petit enfant était en fait une poupée, lui quémandant de la nourriture et la suppliant de la protéger du méchant monsieur ? Elle se tourna lentement et s’agenouilla devant le coffre à jouets. Il était beaucoup trop petit. Personne ne pourrait tenir là-dedans, sauf un enfant tout petit, décharné et affamé. Ses mains tremblaient au-dessus du coffre. Pendant un instant, elle hésita à refermer les loquets et à l’emmener à la décharge pour l’oublier à tout jamais. Cependant, elle ouvrit le coffre.

Li Mei n’avait jamais eu de poupée. Sa mère ne pouvait pas se le permettre. Elle n’avait pas non plus de train, d’ailleurs. Mais elle avait un joli coffre bleu et blanc. Et à cinq ans, elle a battu sa petite soeur à mort et l’a jetée dans le coffre. La police n’a jamais eu à l’esprit de chercher dans le coffre à jouets d’une enfant. Quelques jours plus tard, Li Mei disparut et son mari s’en alla. On n’eut plus jamais de nouvelles d’eux, mais il parait que le coffre à jouets est toujours dans une des pièces de la maison et parfois, on peut entendre les pleurs faibles d’un enfant résonner dans les couloirs.

Et vous ? Vous risquerez vous à entrer et à suivre les pleurs ?
Masterkey
avatar

Messages : 547
Rival Since : 13/11/2013
Maître de Jeu
Maître de Jeu

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rivalsurvival.forumactif.pro
MessageSujet: Re: Qiu Mansion : Akiyama Hiroshi, Heng Lu Chen, Li Hatsuharu & Liu Yu Wan   Jeu 6 Nov - 5:27

Tu regardes l’adresse sur ton papier pour la cinquième fois, mais il n’y a pas d’erreur : tu es bien arrivé à destination. Tu te trouves en Chine jusqu’au lendemain soir et tant qu’à y être, tu as contacté Haru pour pouvoir le voir un peu pendant ton séjour. C’est d’ailleurs lui qui t’a proposé de te présenter à cette adresse pour une activité spéciale, comme c’est le soir d’Halloween. Tu n’as pas mis de costume parce que tu n’en avais pas, et que tu te serais sentis stupide de te promener dans les rues accoutré ainsi. Et puis, imagine si tu avais décidé d’en mettre un, mais que tu étais finalement le seul à avoir eu cette idée ? Haru a mentionné que vous ne seriez pas seuls et que deux de ses connaissances seraient présentes. Tu ne sais pas de qui il s’agit mais tu ne dis jamais non pour rencontrer de nouvelles personnes car se faire des amis, c’est bien.

Il fait noir, il fait froid, et tu es debout devant un espèce de manoir perdu dans un site de démolition. Qu’est-ce que tu fiches là ? Tu n’en as aucune idée, et tu as bien hâte que ton ami se pointe pour t’expliquer ce que vous pouvez bien faire ici. Tu te décides à marcher un peu aux alentours, question de te dégourdir les jambes et de te réchauffer un peu, mais ton regard ne quitte pas l’imposante maison qui tombe un peu en ruines. Il y a quelque chose de bizarre qui émane de ce bâtiment, mais tu ne saurais mettre le doigt dessus. Tu hausses les épaules en te disant que, de manière générale, un vieux manoir abandonné dans la nuit le soir d’Halloween, c’est déjà effrayant à la base. Ton imagination doit te jouer des tours considérant ces éléments.

Tu t’approches de la porte d’entrée, qui commence à être rongée par l’humidité et le temps, et tu tends l’oreille. Peut-être qu’ils sont déjà là et qu’ils ont décidé d’entrer sans t’attendre pour jeter un coup d’oeil ? Tu n’oses pas ouvrir la porte, mais tu te colles presque le visage dessus. C’est silencieux, mais tu peux entendre le vent passer à travers des trous dans les murs. Et, tiens, on dirais qu’il y a une voix, perdue quelque part. Tu fronces les sourcils et te colles un peu plus, curieux. Ils sont peut-être effectivement là-dedans ? Tu t’apprêtes à pousser la porte lorsqu’une main se pose sur ton épaule, te faisant sursauter de tout ton être. Ça y est, ce doit être ça, mourir. Tu te tournes, surpris, pour tomber face à face avec Haru. Tu émets un long soupir avant de le repousser un peu. « Qu’est-ce qui t’as pris, me faire peur comme ça… Tu aurais pu m’appeler ! » Tu remarques deux silhouettes derrière lui, mais tu dois te remettre de ton choc.
Invité


Invité

Revenir en haut Aller en bas
 

Qiu Mansion : Akiyama Hiroshi, Heng Lu Chen, Li Hatsuharu & Liu Yu Wan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Heng Lu Chen @XK_Luca
» La Fête d'Al-Chen [Tout le monde est convié !]
» mansion of darkness
» [PV, Prof. Chen, Forrest] Avant l'affrontement
» [PV+Prof.Chen] Le nouvel éleveur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Behind Closed Doors v.2 : Rival Survival :: VIP Section :: Spécial Halloween-